Un sixième mort retrouvé dans l’épave du Concordia
Rédaction en ligne
lundi 16 janvier 2012, 07:27
La compagnie propriétaire du Costa Concordia, a accusé dimanche le capitaine d’avoir commis de graves « erreurs ». Un sixième corps a été retrouvé tôt ce matin dans l’épave du navire.
Les pompiers, qui ont travaillé toute la nuit à la recherche des disparus, ont retrouvé à bord du navire le corps d’un passager qui portait son gilet de sauvetage. Il se trouvait sur le deuxième pont dans la partie encore émergée du navire. Après la catastrophe, survenue vendredi soir, il reste encore une quinzaine de disparus.
La compagnie propriétaire du Costa Concordia, dont le naufrage près de l’île italienne du Giglio a fait au moins cinq morts, a accusé dimanche le capitaine d’avoir commis des « erreurs », tant dans la route du navire que la gestion de l’urgence. « De très graves accusations pèsent » sur le commandant Francesco Schettino, a rappelé le leader européen des croisières, dans un long communiqué diffusé dans la soirée. Accusé notamment d’homicides multiples et d’abandon du navire, il a été placé en détention à Grosseto.
La société, basée à Gênes, affirme toutefois que le commandant -entré en son sein en 2002 comme… responsable de la sécurité et promu commandant en 2006 –, avait suivi toutes les formations continues adéquates, ainsi que les membres d’équipage et même les passagers, soumis à un exercice d’évacuation dans les 24 heures qui suivent l’embarquement.
La révérence
« La route suivie par le navire n’était pas la bonne », a indiqué le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, en charge de l’enquête. Le commandant « s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio, a heurté un rocher qui s’est encastré dans le flanc gauche, faisant s’incliner (le navire) et embarquer énormément d’eau en l’espace de deux, trois minutes », a-t-il ajouté. « C’est une grosse erreur humaine qui a eu des conséquences dramatiques », a dénoncé le ministre de la Défense, l’amiral Giampaolo Di Paola.
D’après les premiers éléments tirés de la boîte noire, le navire était à « seulement 150 mètres du rivage, une distance incroyablement proche », a encore dit le procureur. Selon certains, il effectuait une sorte de parade surnommé l’ » inchino » (la révérence), toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes pour saluer les 800 habitants du Giglio, ce que tente de confirmer la justice.
Alerte donne une heure après l’impact
Le magistrat a également mis en cause la gestion de l’accident par l’équipage. Selon lui, l’alerte a été lancée une heure après l’impact. Selon certains témoignages, le commandement du navire aurait répondu à la capitainerie du port, alertée par des passagers, que la situation était sous contrôle et qu’il s’agissait d’un simple problème électrique.
Elément encore aggravant, les garde-côtes ont demandé à plusieurs reprises -et en vain- au commandant de remonter à bord du navire pendant les opérations de secours, ce qu’aurait démenti l’intéressé.
Dimanche, les plongeurs ont découvert les corps de deux hommes âgés, vêtus de leurs gilets de sauvetage : un Italien, Giovanni Masia, Sarde de 86 ans qui voyageait avec femme, enfants et petits enfants -tous sains et saufs- et un Espagnol, Guillermo Gual, 68 ans, de Majorque.
Peu de chances de retrouver des survivants
Confiant sa « grande tristesse » et sa « résignation », Angelo Scarpa, un plongeur de 24 ans qui a trouvé les deux cadavres, a dit avoir « peur qu’on puisse en trouver d’autres ».
Les recherches sont rendues en outre difficiles par la très forte inclinaison du paquebot couché sur un flanc à 90 degrés et qui risque de glisser et couler totalement. Toute une série d’obstacles bloquent le passage des plongeurs : portes fermées, escaliers brisés et éléments d’ameublement entassés.
Au moment du naufrage, vendredi soir vers 21H30, le navire transportait quelque 4.229 personnes dont plus de 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d’équipage.
Selon Costa Croisières, les membres d’équipage étaient de 40 nationalités différentes dont de nombreux Asiatiques (environ 300 Philippins, 200 Indiens, 170 Indonésiens).
(afp)
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Le capitaine aurait voulu faire plaisir à un membre d'équipage dont la famille habite sur l'ile et qui avait eu son congé refusé en passant très près...Si c'est confirmé et si c'est à la base de l'accident, c'est d'un manque total de professionnalisme et de conscience de la part de ce capitaine...Entretemps, Longuet, politicien français, exploite l'accident politiquement en comparant FHollande à ce capitaine alors qu'on recherche encore des corps (de citoyens français aussi) ...Quel dégradation morale en France au niveau politique!!!
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Huybrecht: vous oubliez aussi de préciser les multinationalité des membres de l'équipage, bcp venant de spays exotiques ou le cout de la main d'oeuvre est bien moindre (il existe des regles spécifiques pour le travail sur des bateaux, hors territoire national, et ou donc ce droit national (salaire minimum, ...) ne s'applique pas. Multiplicité de slangues parlées aussi donc, ce qui ne simplifie pas la communication en cas d'urgence. Et oui, ce drame a au moins le merite de montrer la face cachée de ce type de mastodonte et de croisière, pas toujours respectueuse des travailleurs et de l'environnement derrière tout le bling bling.reflechhisez y la prochaine fois que vous songez à une croisières, chers lecteurs du Soir...
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Le Commandant a bel et bien décidé d'échouer le bateau afin d'éviter que celui-ci ne se retourne entrainant la mort certaine de millier de gens. Un article très bien fait et détaillé se trouve sur le site : http://www.meretmarine.com/
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L'imprudence ayant été faite il serait intéressant de savoir si le commandant à volontairement échoué son navire et ainsi sauvé un millier de personnes. Les canots de babord semblent avoir été débordés avec succes, donc avant la prise gîte, donc assez rapidement. Pourquoi l'éclairage de secours n'a pas fonctionné, ou mal ? Cela n'est pas la faute de l'équipage. Dès que les communications internes ne fonctionnent plus, l'état-major perd le contrôle, ceci n'est pas la faute de l'équipage. Enfermer 4000 personnes dans une construction de 200x50m et sur 6 ou 7 étages est rentabiliser l'espace mais entrave la sécurité. Impossible de contrôler 3000 personnes;(Liège 150 personnes sur une place ouverte!) Sur 1000 membres d'équipage pas plus de 60 sont des marins, les autres sont des employés terriens. Mettrre à l'eau des embarcations de 150-200 personnes n'est pas si simple. Cela semble avoir assez bien fonctionné. Un drame bien plus grand a été évité si arrivé en pleine nuit.
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C'est un fait que ce navire se trouvait beaucoup trop près de la côte. Si le courant est coupé, certains instruments ont besoin de plusieurs minutes pour être réactivés. Si le GPS est coupé il n'y plus de signaux correctes pour l'AIS. Ce qui est aussi interpellant est le fait que le navire à touché à babord alors qu'il est couché sur tribord. Heureusement car s'il avait gîté sur babord il aurait très probablement coulé à 70m avec perte de 100nes de vies.Une emlbarcation avec 150 pezrsonnes à bord pèse +de12tonnes, pas si simple de mettre cela à l'eau avec des passa Aucune Loi, aucun Règlement oblige un capitaine de rester le dernier à bord. Aucune Loi n'a jamais dit: femmes et enfant d'abord. Les armateurs sont assurés contre "manquements de l'équipage". Donc plus ils le chargent plus ils ont des chances d'être rembousé et de commander un nouveau navire.