Le carburant du Concordia menace l’île de Giglio

Rédaction en ligne

mardi 17 janvier 2012, 12:35

L’île toscane de Giglio est menacée par les risques de pollution émanant du carburant du bateau de croisière. Les pompiers se démènent pour maintenir un cordon sanitaire.

De longues rangées de bouées jaunes flottent autour de l’épave du Concordia au milieu d’un va-et-vient incessant d’embarcations entre le port et le navire : il faut protéger l’île du Giglio, petit joyau au large de la Toscane, d’un désastre écologique. Luca Cari, porte-parole des pompiers qui participent aux opérations autour du paquebot de croisière qui s’est échoué vendredi soir sur l’île du Giglio, se veut rassurant : « les risques de pollution sont minimes, l’épave ne bouge pas, elle est stable, il n’y pas de trou dans la coque ». « Nous avons déployé, à titre de prévention, cette rangée de bouées couvertes avec une sorte de papier buvard qui absorbe d’éventuelles tâches de pollution sur la surface de la mer. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un bateau de croisière, non d’un pétrolier, donc pas de quantité gigantesque de carburant, même si pour une zone aussi petite, même celui du Concordia serait un très grave problème », ajoute-t-il.

Des semaines pour le transfert du carburant

Sous un beau soleil, l’équipe de l’entreprise néerlandaise Smit Salvage spécialisée dans la récupération des épaves et l’enlèvement du carburant se prépare à bord d’une petite embarcation pour aller faire sa première inspection sous-marine sur et autour de l’épave. « Nous avons une quinzaine de plongeurs qui effectuent aujourd’hui la première plongée, d’inspection, qui est très importante pour planifier notre travail, comprendre où on va et ce que l’on fera », déclare Rene Robben, superviseur des plongeurs de la Smit. « Nous attendons encore du matériel de plongée et des équipements spéciaux pour commencer le transfert du carburant à partir du navire vers des bateaux-citernes italiens », ajoute-t-il.

« Nous commençons toujours par le transfert du carburant. Pour enlever tout le carburant, on parle de semaines », explique l’ingénieur Jan Van De Garde de la Smit, selon qui le travail « n’est pas dangereux si on le fait en utilisant sa tête, avec prudence ». « Avec des outils spéciaux nous faisons sur la coque un trou sur lequel nous installons une valve de sécurité et à partir de là on pompe le carburant », explique le spécialiste de la Smit.

L’épave serait évacuée en 6 mois minimum

Quant à l’évacuation de l’épave, pareille à un gigantesque immeuble blanc couché sur le flanc et léché par les vagues, « c’est six mois, ou un an, ou Dieu sait combien »… Le ministre italien de l’Environnement Corrado Clini a annoncé que lundi la l’état de catastrophe naturelle serait déclaré lors du prochain Conseil des ministres pour la zone de l’île du Giglio afin de débloquer plus rapidement les moyens financiers nécessaires pour affronter la situation. « Il faut faire vite car la météo risque de changer et pour éviter des dangers pour l’environnement parce qu’une éventuelle rupure des réservoirs de carburants aurait des conséquences imprévisibles », a ajouté le ministre.

En attendant le début du pompage du carburant, les secouristes italiens ont fait exploser dans la matinée plusieurs micros-charges pour ouvrir des portes sur le navire et rechercher plus rapidement d’éventuels survivants dans les parties du bateau restées en-dehors de l’eau. Selon un décompte établi par les garde-côtes, 29 personnes sont encore portées disparues.

(AFP)

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[3] Huybrecht dit le 22/01/2012, 14:35

Il a une double coque, pour le moment cela tient.Toute naviga tion est interdite dans une zone"protégée".Les Instances (por tuaires)sont co-responsables(Falco le macho aussi).Les "révé rences" étaient tolérées par Costa et le Port:: publicité gratui te!Les Instances Internationales,Costa, le Port sont responsa bles de la sécurité, le cmdt ne fait que passer pour 3 mois. Lyn cher un homme n'est honorable pour personne ,un pilote d'avi on qui crash n'est pas traité de la sorte.Rester près de l'épave à terre n'est pas abandon de navire.99.7% ont été sauvés: inespéré!Il a fait une faute de navigation,il y a "coups et blessures" et beaucoup de médiation ridicule.

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[2] Yves V.H. dit le 20/01/2012, 14:30

oui trop

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[1] nomansland dit le 20/01/2012, 11:36

"Il n'y a pas de trou dans la coque..." Ah bon?? Et comment ce bateau s'est retrouvé au fond de l'eau alors?

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