Naufrage du Concordia : 6 morts et 28 disparus
Rédaction en ligne
mardi 17 janvier 2012, 12:23
Le corps sans vie d’un passager du Costa Concordia a été repéré dans la nuit, portant le bilan provisoire du naufrage à au moins 6 morts et 28 disparus
Ce septième corps a été repéré dans l’épave mais n’a pas encore été récupéré.
Les recherches des disparus menées jusque tard avec de puissants projecteurs ont été stoppées dans la soirée dans l’épave du navire, couché en équilibre sur des rochers à moins de 50 mètres de la rive et qui menace de glisser vers des hauts fonds.
« Lueur d’espoir »
Soulignant combien l’exploration du navire est « dangereuse » même pour des plongeurs expérimentés, M. Brusco a estimé qu’il « reste une lueur d’espoir » car il « y a encore des zones à contrôler ». Des experts ont comparé leur travail à celui de spéléologues dans une grotte.
Le Concordia qui transportait 4.229 personnes, quelque 3.200 touristes et un millier de membres d’équipage, a fait naufrage vendredi soir après avoir heurté un rocher près de l’île du Giglio, en Toscane. La catastrophe a fait au moins six morts, dont quatre touristes, deux Français, un Italien et un Espagnol, et un homme d’équipage péruvien. Le corps d’une sixième victime localisée à l’aube a été extrait lundi après-midi du navire.
Catastrophe écologique
Outre la tragédie humaine, les autorités s’activent pour éviter un « désastre » écologique avec la fuite des 2.380 tonnes de carburant, du gazole dense et lourd, encore dans les entrailles du mastodonte. Le gouvernement entend toutefois décréter dès cette semaine l’état de catastrophe naturelle sur la zone pour mobiliser un maximum de ressources financières et humaines afin d’éviter une pollution du parc naturel entourant le Giglio. Le maire de l’île Sergio Ortelli a confié redouter cette « bombe écologique ».
« Avez-vous quitté le navire ? »
En attendant, le commandant du Costa Concordia, Francesco Schettino, est de plus en plus dans la ligne de mire. Un enregistrement d’une de ses conversations avec les garde-côtes aggrave les éléments à charge contre lui en montrant qu’il a quitté le navire bien avant le dernier évacué contre toutes les règles en vigueur dans la marine et a même refusé de remonter à bord.
« Commandant, c’est un ordre, c’est moi qui commande maintenant, vous devez aller à la proue, remonter à bord et coordonner les secours », intime un officier de la capitainerie à M. Schettino, selon une retranscription diffusée par l’agence Ansa.
Le capitaine accablé
L’avocat du capitaine, Me Bruno Leporatti, qui lui a rendu visite lundi, l’a décrit comme « accablé par les pertes humaines et fortement perturbé par ce qui s’est passé », tout en estimant que la nuit du naufrage, il a « conservé la lucidité nécessaire » pour faire s’échouer le navire près de la rive, « sauvant la vie de nombreuses personnes ».
De nombreux témoignages sont néanmoins accablants pour M. Schettino, soupçonné de s’être approché bien trop près des côtes pour effectuer une parade, surnommée l’« inchino » (la révérence), toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes afin de saluer les habitants de l’île.
Le patron de Costa Crociere, société propriétaire du paquebot, a également dénoncé une erreur « humaine » et s’est « dissocié » du commandant.
« Chacun ne pensait qu’à sauver sa peau »
De nombreux témoins ont continué de dénoncer un chaos complet lors de l’évacuation du navire. « Chacun ne pensait qu’à sauver sa peau, les membres d’équipage avaient oublié qu’ils devaient rétablir l’ordre et se bousculaient pour fuir avant nous », a affirmé Artur Silva, un passager portugais de 63 ans au Correio da Manha.
L’Organisation maritime internationale (OMI), qui dépend de l’ONU, a estimé qu’il fallait « tirer les leçons » de la catastrophe et « si nécessaire » revoir les règles de sécurité sur les grands navires de passagers. En raison de la catastrophe, elle a annulé lundi des commémorations pour le centenaire du naufrage du Titanic en avril 1912.
Prémonition ou ironie du sort, le commandant Schettino avait déclaré en 2010 à un journal tchèque : « Je ne voudrais jamais être dans le rôle du commandant du Titanic ».
(afp)
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Le Bateau Une situation inattendue au impossíble!
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L'homme apprend toujours par "essais-erreur". Autrement dit, il faut obligatoirement des domages réguliers (au sens général : décès, blessés ou environnement saccagé) pour se rendre compte de l'existence d'un risque et éventuellement prendre des mesures pour le réduire. Ensuite, s'il n'y a plus de drame, l'attention se relâche jusqu'au drame suivant, et ainsi de suite.
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Et bien, ça donne envie de faire une croisière...
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La "patron" est assuré contre "manquement de l'équipage", c'est donc de son intérêt de laisser tomber celui qui hier était "un collaborateur très important". Il n'y a aucune Loi, ni Règlement ecrit qui stipule "enfants et femmes" d'abord, ni "commandant en dernier".Les financiers (il n'y a plus d'armateurs)ont réduits les équipages au niveau de salariés "qui coûtent trop cher". Traditions? Où sont les traditions des banquiers, des financiers, la protection des "faibles" ? C'est le chacun pour sois, et dans la rue tous l'appliquent.
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Toujours le fric avant tout Pourquoi autoriser de parquer 4000 personnes sur un navire. Il est déjà tres difficile d'évacuer une salle de cinéma l'or d'un incendie. Alors imaginer évacuer 4000 personnes réparties sur 6 ou 7 étages par des couloirs d'un mètre cinquante ?? Tout cela au nom de la sacro-sainte rentabilité. Quelle époque vivons nous ??