La Grèce sous pression maximale de ses créanciers
Rédaction en ligne
samedi 28 janvier 2012, 22:22
Athènes, tout proche d’un accord sur un effacement de dette avec ses banquiers, a subi des pressions maximales de ses créanciers institutionnels dont certains ont menacé de prendre directement les commandes du pays faute d’avancée dans les réformes d’assainissement.
©AP
Après plus de deux semaines de négociations intermittentes et orageuses à Athènes, le gouvernement grec semble sur le point d’avoir trouvé un accord avec ses créanciers privés en vue de l’effacement de 100 milliards d’euros de dette.
L’effort des banques doit permettre de faire tomber la dette du pays à un niveau jugé soutenable bien qu’encore très élevé de 120 % du PIB d’ici 2020, au lieu de 160 % actuellement.
Après une nouvelle réunion samedi, les créanciers privés représentés par l’Institut de la finance internationale (IIF), aussi bien que la Grèce, représentée par son ministre des Finances Evangélos Vénizélos, ont utilisé quasiment les mêmes termes pour se déclarer « proches » de la finalisation d’un accord volontaire d’échange de dette, dont ils attendent la conclusion « la semaine prochaine ».
Sans bouclage de ce plan, qui butait notamment sur le montant du taux d’intérêt que devra payer Athènes à ses banques sur les nouvelles obligations émises, la Grèce est sous la menace d’un défaut de paiement dès le 20 mars, lorsque le remboursement de 14,5 milliards d’euros de vieilles obligations arrivera à échéance.
Le principe du plan d’effacement de dette, dans lequel les créanciers privés devraient subir des pertes de quelque 70 % sur les anciennes obligations souveraines qu’ils détenaient, avait été décidé fin octobre lors d’un sommet de la zone euro à Bruxelles.
Mais pour assurer sa survie, et lever les pressions qui pèsent sur la zone euro, Athènes négocie parallèlement avec ses créanciers institutionnels, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI), en vue du déblocage d’un deuxième plan de soutien, décidé lui aussi fin octobre.
Et là, le bras de fer s’est nettement durci samedi entre le gouvernement grec et ses créanciers publics sur les nouvelles mesures de rigueur et de déréglementation réclamées au pays pour lancer le plan de renflouement de 130 milliards d’euros prévu par la zone euro.
Profitant du fait que l’accord de désendettement bancaire n’est pas encore complètement bouclé, la troïka UE-FMI-BCE semble vouloir battre le fer tant qu’il est chaud, en tentant d’arracher des concessions importantes au gouvernement grec en matière d’économies budgétaires, privatisations, recapitalisations bancaires et réformes structurelles.
La pression est aussi montée à l’extérieur de la Grèce : plusieurs pays de la zone euro dont l’Allemagne, perdant manifestement patience vis-à-vis d’Athènes, ont demandé un contrôle européen direct du budget grec.
« La Grèce va devoir vivre avec le fait que ceux qui donnent beaucoup d’argent pour assainir le pays doivent davantage être inclus dans les décisions sur la répartition » de cet argent, a notamment déclaré l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen et membre du parti social-démocrate allemand SPD.
Cela signifie « sûrement une limitation temporaire de sa souveraineté », a-t-il ajouté, tandis que la Commission européenne à Bruxelles tentait d’arrondir les angles.
L’hypothèse d’une telle perte de souveraineté a fait voir rouge au gouvernement grec qui a immédiatement rejeté cette option.
« Difficiles dilemmes »
Mais sur le terrain des discussions concrètes, le ministre des Finances a confirmé la rudesse des discussions qu’il mène avec la « troïka » des créanciers.
« Nous devons faire face à de difficiles dilemmes (…) les jours prochains seront déterminants », a affirmé M. Vénizélos, lançant un « appel national » aux partis soutenant le gouvernement à aider à la négociation.
En jeu se trouve aussi bien une probable nationalisation des banques grecques qu’une réforme du marché du travail qui devrait libéraliser l’économie du pays engluée dans la récession, mais aussi ouvrir la voie à des abaissements de salaire et de statut chez les salariés.
Le gouvernement respectera « les principes inviolables de défense de l’intérêt public face aux intérêts privés », a déclaré M. Vénizélos au sujet de ces tractations. « Mais cela doit être fait de manière organisée, sans rien qui n’aggrave la récession », a insisté le ministre.
En vue des arbitrages qu’Athènes devra faire, le Premier ministre Lucas Papademos, qui a reçu la troïka dans la soirée, doit réunir dimanche les chefs des partis socialiste, conservateur et d’extrême droite de la coalition le soutenant, pour tenter d’obtenir leur soutien aux mesures.
La zone euro, se méfiant du contexte politique mouvant en Grèce, où de prochaines élections sont prévues, souhaite demander des engagements écrits à chacun des partis pour qu’ils mettent en œuvre les changements qu’elle juge nécessaire pour relancer l’économie du pays, avant de verser les milliards prévus.
(D’après AFP)
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Quand les politiques Grecs(tous ultra corrompus) vont ils demander à l'église orthodoxe(richissime), aux armateurs(encore plus riches)et aux 2 millions de grecs qui ont des comptes en CHF à Genève ou Zurich, de payer enfin des taxes?Pourquoi un tel budget militaire(6 pct du pib), comme si la Grèce allait attaquer la Turquie?Lol ..de qui se moque t'on?Les plans d'urgence pour la Grèce ne vont pas aux citoyens mais servent à payer les intérêts des banquiers allemands et français surtout.
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La Gréce gagnerait en jouant la transparence, en montrant comment l'Allemagne et d'autres ont gagné beaucoup d'argent sur le dos de la dette grecque grâce a la spéculation sur les taux d'intérêt. Il ne faut pas être mathématicien pour comprendre comment on a poussé la Grèce vers la faillite en 2008 la Grèce avait un taux d'emprunt de 3,8% et fin 2011 on atteint 28%. Moi je serai le gouvernement grecque je mettrait sur la table ou la BCE permet de financer la dette souveraine OU la Grèce se met en faillite avec les conséquences pour l'ensemble des économies européennes. l'Histoire montre que la mise en faillite volontaire est plus efficace pour négocier avec les créanciers
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Ce que nous voyons aujourd'hui en Grèce, c'est la prise de contrôle d'une démocratie souveraine par les acteurs de la haute finance mondiale, avec le concours d'institutions supranationales qui sont leurs dévouées servantes.
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et si les généraux revennaient? ils vont crever le peuple a cause des exigences des banques qui ont été les premiers à foutre la misère dans le monde entier.c'est quoi cette dictature mondiale dont ils faudra se défaire pas que pour les grecs mais pour nous et pour tous. l'europe est une caricature de démocratie.,triste spectacle ce barosso socialiste devenu capitaliste sans ame.la nullité représente l'europe au sommet. que les grecs tiennent bon et ne cédent pas aux banques destructrices des cultures et peuples.,que le peulpe se lève et chasse les tyrans européens.
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@freedom Oui, pourquoi maintenir ce budget militaire, ça c'est clair, le tout avec NOTRE pognon. Ce qui est sûr, c'est que les grecs ont compris que la zone euro n'a vraiment pas envie d'une faillite de la grêce, donc ils négocient à tout va jusqu'au dernier cent de jeton. Sauf qu'au poker, à un moment, il faut savoir se lever de la table, sinon le croupier vous sort. Ici, on joue avec un joueur fou qui fait "all in" non stop en espérant qu'il va gagner puisque de toute façon quoi qu'il se passe on recave à l'infini. Game over. Sortons la grèce, et préparons déjà la suite (italie, espagne, portugal...) Il faut a