Le sommet européen débute sur une controverse
Rédaction en ligne
lundi 30 janvier 2012, 18:05
L'Allemagne veut mettre la Grèce sous tutelle. Cette proposition a suscité de vives réactions parmi les Etats membres, Jean-Claude Juncker l'ayant jugé "inacceptable". "Il y a eu des contributions plus intelligentes" estime le président du Parlement européen.
©AFP
Ce sommet européen devait, sur le papier, être consacré aux moyens de relancer la croissance et l'emploi, deux sujets longtemps occultés par la crise et l'austérité qui suscite la grogne en Europe. Mais la Grèce s'est de nouveau invitée dans la discussion. Berlin a jeté un pavé dans la mare en proposant de placer Athènes sous stricte tutelle d'un commissaire européen qui disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. L'Allemagne, à l'instar d'autres pays, perd patience à l'égard de la Grèce face à la lenteur des réformes dans le pays et aux objectifs de réduction du déficit public national sans cesse reportés. Mais les Etats membres ne suivent pas l'Allemagne sur cette proposition.
"Il y a eu des contributions plus intelligentes"
Le président du Parlement européen, le social démocrate allemand Martin Schulz, a critiqué lundi l'idée de la chancelière allemande Angela Merkel de mettre la Grèce sous stricte tutelle vu la lenteur des réformes menées par le pays en pleine crise. "Il faut éviter de donner l'impression qu'on supprime la souveraineté de la Grèce pour résoudre les problèmes de l'euro", a commenté lundi M. Schulz en marge du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement européens auquel il était invité. Même s'il a dit appuyer l'idée que les pays qui financent le plan de secours à Athènes aient leur mot à dire sur les mesures d'aide, il considère ici que la proposition allemande va trop loin.
"Il y a eu des contributions plus intelligentes dans ce débat...", a grincé le président du Parlement européen, en place depuis deux semaines à peine. Lassée, comme d'autres capitales européennes, par la lenteur des réformes à l'oeuvre à Athènes, la chancelière allemande avait proposé le week-end dernier de placer Athènes sous la stricte tutelle d'un commissaire européen qui disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement.
Interrogé à son arrivée à Bruxelles lundi après-midi, le Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a qualifié cette idée d'"inacceptable". «Je suis fermement opposé à cette idée de mettre en place une commission qui aurait pour seule mission (de surveiller) la Grèce. C'est inacceptable», a-t-il martelé. Face à la contestation croissante, Mme Merkel s'est efforcée de calmer le jeu lundi, affirmant que l'on devait avant tout aider ce pays à remplir ses promesses de réformes. Le débat doit porter sur «comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées», a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet à Bruxelles des dirigeants européens.
Juncker estime la proposition allemande "inacceptable"
Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a jugé lundi « inacceptable » la proposition allemande de mettre la Grèce sous tutelle avec droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. « Je suis fermement opposé à cette idée de mettre en place une commission qui aurait pour seule mission (de surveiller) la Grèce. C'est inacceptable », a-t-il déclaré à son arrivée à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est efforcée de calmer la controverse suscitée par cette proposition de mise sous tutelle budgétaire de la Grèce, affirmant que l'on devait avant tout aider ce pays à remplir ses promesses de réformes. Le débat doit porter sur « comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées », a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet à Bruxelles des dirigeants européens.
« Mais tout ceci ne fonctionne que si la Grèce et les autres Etats membres (de l'UE) en discutent, c'est la raison pour laquelle je ne souhaite pas de débat polémique mais une discussion qui aboutisse à un succès », a ajouté la chancelière.
Le gouvernement allemand s'est attiré des critiques, notamment en Grèce, en proposant de placer le gouvernement du pays sous la tutelle d'un commissaire budgétaire européen qui aurait un droit de veto sur les décisions, afin de s'assurer qu'Athènes réduise son déficit et fasse les réformes économiques promises à ses créanciers.
Belga
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et elle a bien raison, à mon humble avis et pour cette tache un fonctionnaire allemand vaut un peu mieux qu'un fonctionnaire grec , q.q.'un peut soutenir le contraire de nos jours et dans cette situation ?
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Le Soir se cantone vraiment dans des niaiseries "convenues" Les infos intéressantes, que ce soit en matière de santé, d'énergie ou de politique...on doit les chercher ailleurs ! A quoi bon s'abonner pour n'y lire que des infos tronquées et politiquement manipulées !!! Un bon coup de pied dans le panier de crabes comme en Islande pourrait tout remettre à zéro : Davantage d'informations: www.stjornlagarad.is/english Traduit par VicFlame de Iceland's On-going Revolution http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html
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le beurre et l'argent du beurre Il est fort possible que la position de Merckel accélère la convergence des pays de l'Europe contre l'Allemagne. Il est plus facile de serrer les rangs quand on a un adversaire clairement déclaré ! Il devient indispensable de contrer.Angela & son Allemagne. Le touriste allemand heureux de profiter des chipotages du restaurateur grec qui ne lui compte pas de TVA sur le repas exige, de retour en Allemagne, que le budget de l'état grec soit en équilibre. Les Allemands veulent le beurre & l'argent du beurre : profiter du laxisme méridional et ensuite le faire payer à ces " Méridionaux " Ils gagnent sur les deux tableaux. Ouais jusqu'à ça se sache ! Contourner l'Allemagne qui a besoin de notre pognon pour nous dominer & nous donner des leçons est possible. Tout comme l'Inde & la Chine contournent l'embargo contre l'Iran en achetant le pétrole iranien en or & non plus en $.Les " Puissants " que l'on croit ne sont plus les maîtres du jeu. Also, Deutschland über Alles ? Nicht sicher !...
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@christianstrategies.eu ; je vous souhaite le paradis puisque c'est ce que vous voulez; amusez-vous bien avec toutes les saintes. Quand à moi, je préfère de loin l'enfer où je retrouverai toutes les autres, certes moins vertueuses, mais plus agréables à fréquenter.
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INUTILE PROVOCATION QUI EVITE DE POSER UN VRAI PROBLÊME! pour des "spécialistes" de la relation politique, c'est une faute impardonnable! Parce qu'ainsi on "enterre" une vraie question : les droites grecques refusent de soutenir explicitement PAPADEMOS dans le pseudo-gouv d'unité nationale: ils misent sur des élections anticipées et se f.. du reste! De plus, AUCUNE FORCE POLITIQUE grecque n'est capable de promouvoir la révolution constitutionnelle et fiscale qui est pourtant indispensable pour que les citoyens puissent admettre les efforts "fous" qu'il leur faudra "payer"! Et pendant ce temps là.. L'EGLISE, LES ARMATEURS,LES GRANDS PROPRIETAIRES FONCIERS... SE MARRENT !!!