A quoi sert encore (le Conseil de sécurité de) l'ONU ?
DIDIER ZACHARIE
dimanche 05 février 2012, 12:53
Le double veto opposé par la Chine et la Russie à une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie a une nouvelle fois exposé l'impuissance de l'ONU face aux situations critiques. N'est-il pas temps de réformer l'organisation ?
©AFP
Créée au lendemain de la seconde Guerre mondiale (en remplacement de la Société des Nations qui n'était pas parvenue à éviter le conflit) dans le but de maintenir la paix entre les nations, l'Organisation des Nations Unies, et en particulier son Conseil de sécurité, n'a jamais réellement fonctionné comme elle l'aurait voulu.
Organe exécutif de l'organisation, regroupant de façon permanente les cinq Etats vainqueurs de la guerre (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France et Chine) ainsi que dix membres non-permanents et non-pourvus de droit de veto, le Conseil de sécurité de l'ONU est, pour la majeure partie de son histoire, resté muet sur les conflits internationaux qu'il était supposé éviter ou résoudre.
De la paralysie à la... paralysie
Ainsi, durant la Guerre froide, le Conseil est resté paralysé par l'URSS et les Etats-Unis, chacune des deux puissances utilisant son droit de veto pour répondre à une demande de l'autre.
Après la chute du bloc soviétique, les Etats-Unis, en superpuissance victorieuse, ont en quelque sorte utilisé le Conseil de sécurité pour leur propre compte, faisant passer une résolution pour envahir l'Irak en 1991 tout en continuant à opposer leur veto dès que la question israélo-palestinienne surgissait.
Dans les années 90, ce sont surtout les échecs et les faiblesses des Nations unies qui ont été mises à jour : au Rwanda comme en Yougoslavie, l'ONU a échoué à tenir son rôle de gardien de la paix.
Aujourd'hui, alors que les équilibres des forces géopolitiques et économiques sont en train de bouger sensiblement, avec l'émergence de la Chine et le déclin des Etats-Unis, la paralysie du Conseil semble devoir régner à nouveau. La résolution sur la Libye demandée et obtenue par la France en mars dernier étant par ailleurs restée en travers de la gorge de plusieurs Etats membres, dont la Chine et la Russie. Pour eux, en effet, la résolution stipulait de protéger la population libyenne, et non de donner mandat à l'OTAN pour bombarder les forces de Kadhafi.
En réalité, les Etats membres du Conseil de sécurité ont toujours privilégié leurs intérêts et leurs alliances sur le bien commun. Les USA ne veulent pas qu'on touche à Israël même si ce dernier viole le droit international. La Russie voit d'un mauvais il une intervention en Syrie car c'est un de ses uniques alliés (économique et militaire) dans la région, surtout au moment où la vague de révolutions venue des pays arabes atteint ses contrées. Et bien sûr, le droit de veto empêche toute prise de décision réelle de se prendre, dès qu'un intérêt d'un Etat permanent est mis à mal.
Une réforme nécessaire
Cela fait plusieurs années que nombre de pays, et principalement l'Allemagne, l'Inde, le Brésil et le Japon (le G4) demandent une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU.
Pour commencer, le Conseil est le reflet d'un monde qui n'existe plus, celui de la deuxième guerre mondiale. L'Allemagne comme le Japon, demandent donc logiquement leur entrée comme membres permanents du Conseil de sécurité, tout comme le Brésil et l'Inde, puissances émergentes. Le projet de ce G4 propose d'élargir le Conseil à dix nouveaux membres, six permanents (les pays du G4 et deux pays africains) et quatre non-permanents. C'est une proposition parmi d'autres, qui s'avère nécessaire si l'ONU veut toujours être pertinente en tant qu'organe représentant le monde.
Enfin, plusieurs Etats demandent à abandonner le droit de veto au profit d'une majorité des deux-tiers, plus flexible. Car c'est bien le droit de veto des membres permanents qui empêche toute décision d'être prise. L'élargissement du Conseil et l'abandon du droit de veto sont les deux principaux points d'une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU qui en a bien besoin, s'il ne veut pas rejoindre son ancêtre de la Société des Nations dans les livres d'Histoire.
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6) - Selon M. Dong Manyuan, vice-président du China Institute of International Studies, " la Chine a maintenu que la crise syrienne devrait être résolue dans le cadre de la Ligue Arabe, mais cette Ligue est elle-même divisée. Certains de ses membres comme l'Égypte, l'Irak, le Liban et l'Algérie n'étaient pas d'accord avec le projet de résolution. " [Notons au passage que ce point a été passé sous silence dans les médias français] 7) - Selon M. An Huihou, ancien ambassadeur chinois en Algérie, Tunisie, Liban et Égypte, " les efforts du gouvernement syrien pour établir le dialogue ont été entravés par l'Ouest qui exige l'effondrement du régime actuel. Si le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures est violé, c'est le principe même de la souveraineté nationale qui sera mis en cause pour tous les États de taille moyenne ou petite. [Or] tout pays a droit à décider de son propre type de développement et de ses propres méthodes de gouvernement. "
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3) - Selon M. Li Baodong, ambassadeur de la République Populaire de Chine aux Nations-Unies, " faire le forcing sur un vote lorsque toutes les parties restent sérieusement divisées sur la question, cela n'aide pas à maintenir l'unité et l'autorité du Conseil de Sécurité, ni à aider à résoudre correctement le problème. C'est dans ce contexte que la Chine a voté contre la résolution. " 4) - Toujours selon M. Li, la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie doit être pleinement respectée. 5) - Le quotidien officieux chinois fait remarquer que, selon l'ONU, le bilan des morts en Syrie s'élève à plus de 5 400 morts, parmi lesquels le gouvernement syrien souligne que plus de 2 000 morts concernent les forces armées régulières et les personnels des services de sécurité.
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== SYRIE : LE POINT DE VUE CHINOIS == Source : China Daily : 1) - Selon M. Dong Manyuan, vice-président du "China Institute of International Studies", le veto de la Chine n'a fait que suivre le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États qui est inscrit dans la Charte des Nations Unies. L'ONU n'a pas le droit de demander un changement de régime ou une intervention militaire dans un pays souverain. 2) - Toujours selon M. Dong Manyuan, le veto de la Chine vise à obtenir un règlement pacifique de la crise syrienne et d'empêcher qu'elle ne connaisse une escalade. Si le veto avait été avalisé par le Conseil de Sécurité et que le président Assad avait refusé de quitter le pouvoir, la Syrie serait devenue une nouvelle Libye dans les deux mois.
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Ah, parce qu'il a servi à quelque chose? Et quand?
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L'ONU organisme créé par l'élite mondialiste pour légitimer ses actions traine les pieds pour nous entrainer dans une nouvelle guerre criminelle et stupide? C'est qu'il faut réformer l'ONU!... Les chiffres délirants et invérifiables accompagnés d'images tournées au GSM d'origine plus que douteuses avec lesquels on nous bombardent depuis des mois ne sont qu'une redite des pseudos massacres serbes, des totalement inventées AMD irakiennes et du jamais prouvé programme nucléaire iranien. Et à chaque fois, les gens retombent dans le panneau..... Il existe pourtant un pays du moyen-orient qu'il serait nécessaire de stopper immédiatement, mais c'est justement celui de qui nos "leaders" reçoivent leurs ordres et il serait antisémite de le nommer.