Grèce : Grève générale pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité
Rédaction en ligne
mardi 07 février 2012, 10:18
Le pays est paralysé ce mardi en raison d’une grève générale pour protester contre un nouveau train de mesures d’austérité en cours de négociation avec les créanciers du pays.
© AFP
Cette grève générale a été appelée par les deux principaux syndicats du privé et du public. Sous le mot d’ordre, « Ca suffit, on ne peut plus », les sympathisants de la centrale du privé (GSEE, 700.000 adhérents) et de celle du public (Adedy, 350.000) vont se rassembler en fin matinée à Syntagma, la place centrale d’Athènes, théâtre de manifestations massives depuis le début de la crise, il y a deux ans.
Les écoles, les ministères fonctionnaient au ralenti ainsi que les hôpitaux. A Athènes, le métro n’a commencé de fonctionner qu’à 08H00 GMT, et les bus à 07H00 GMT.
En raison de la participation des marins à la grève, les bateaux doivent rester à l’ancre pour 24 heures tandis que les chemins de fer, y compris les trains de banlieue, ne vont également pas fonctionner pendant toute la journée de mardi.
Les syndicats protestent contre le projet de réduction du salaire minimum, de coupe dans les retraites complémentaires demandées au pays en échange d’un prêt international de 130 milliards d’euros décidé en octobre à Bruxelles.
Le Premier ministre Lucas Papademos a eu de nouveau une rencontre lundi tard le soir avec la délégation de la troïka, BCE, UE et FMI, pour tenter d’essayer de renégocier les mesures de rigueur, qui provoquent l’ire des chefs des partis de la coalition gouvernementale et des syndicats.
(AFP)
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Maintenant c'est la Roumanie qui tangue, ces charognards qui dirigent de Bruxelles et de Strasbourg sont en traine de pousser des millions de personnes dans la misère.
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à [15] JUPITER dit le 07/02/2012, 13:45 - Je vous rejoins. A tel point que la fameuse "règle d'or" consiste à dire aux gouvernements "arrêtez d'augmenter le déficit de votre état". N'est-il pas totalement surprenant qu'il faille rappeler à notre élite gouvernante que faire des dettes se paient tôt ou tard. Pourquoi dès lors ceux qui sont responsables de ces dettes ne sont pas poursuivi au même titre qu'une faillite frauduleuse, ou au minimum révoqué à vie de toute fonction politique. Sans sanctions, le gouvernement s'autorise ses propres dérives. Voilà pourquoi la constitution qui régit les comportements de la gouvernance ne devrait JAMAIS être l'oeuvre de ses mêmes politiques mais bien d'une assemblée citoyenne.
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@Jupiter La plupart des Grecs ont-ils profité du fait qu'une minorité riche et l'Église ne paient pratiquement pas d'impôts ? Contrairement à ce que vous dites, le peuple grec en général ne "profitait" pas de son système fiscal, mais le subissait. Il aurait peut-être dû faire la révolution ou bloquer le pays, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. L'auriez-vous fait vous-même ?
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@tuladit Ce n'est pas tant les Grecs qu'on perfuse que ses créanciers. Et l'austérité n'a aucun sens (puisque si les créanciers sont en partie remboursés, ce sera de toute façon avec de l'argent européen), si ce n'est de punir les Grecs.
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Même le très libéral Guy Verhofstad émet de sérieux doutes à propos des logiques d'austérité. Ce qui se passe réellement est bel et bien la réalisation des fantasmes d'une clique d'illuminés ultra libéraux. La Grèce, pays à l'agonie peut dès lors servir de cobaye pour un essai en réel de leurs idées. Tant pis, si ça foire, le malade était de toute manière sur le point de crever... Tremblons à l'idée que l'on n'exporte ce cauchemar par chez nous !