Le chef du renseignement roumain nommé Premier ministre

Rédaction en ligne

mardi 07 février 2012, 07:31

Le président roumain Traian Basescu a nommé le chef des services de renseignements extérieurs, Mihai Razvan Ungureanu, au poste de Premier ministre après la démission du gouvernement de centre-droit d’Emil Boc.

Le chef du renseignement roumain nommé Premier ministre

© Belga-AFP

Né le 22 septembre 1968 à Iasi, dans le nord-est de la Roumanie, à deux pas de la frontière moldave, M. Ungureanu a un parcours d’excellence.

Docteur en histoire, il étudie à la prestigieuse université britannique d’Oxford entre 1992 et 1993.

Puis à l’âge de 36 ans, ce polyglotte qui parle couramment le français, l’anglais et l’allemand, devient le plus jeune ministre des Affaires étrangères roumain en 2004, au début du Premier mandat du président Traian Basescu. Le pays prépare alors son accession à l’Union européenne qui aura lieu en 2007.

Mais une querelle avec l’ancien Premier ministre libéral Calin Tariceanu, au sujet de Roumains détenus en Irak, le pousse à la démission en 2007.

Cet homme discret est alors nommé à la tête des services de renseignements extérieurs (SIE) où il réussit à mettre fin aux scandales qui minent l’institution.

Parallèlement à son poste au SIE, il continue d’enseigner l’histoire moderne de la Roumanie à l’université de Bucarest.

A la tête du SIE, il suit entre autres les évolutions de l’économie mondiale, un domaine crucial pour le nouveau Premier ministre désigné alors que la Roumanie vient de sortir en 2011 de deux ans de récession grâce à une cure d’austérité drastique.

« Les réformes vont continuer, la plus-value que j’apporte réside en ma capacité de bon administrateur », a déclaré M. Ungureanu peu après sa désignation par le président Basescu.

Un contexte délicat

Ungureanu entamera dès ce mardi matin des discussions avec les partis de la coalition au pouvoir pour former rapidement un gouvernement.

Le chef des services d’espionnage extérieurs (SIE) s’est dit conscient du « contexte délicat » dans lequel il assume les fonctions.

Le mécontentement populaire persiste depuis maintenant trois semaines en Roumanie. Les manifestations sont quotidiennes. En cause : une cure d’austérité drastique appliquée par le gouvernement d’Emil Broc. Parmi les mesures prises, un passage de la TVA de 19 à 24 %, une diminution de 25 % des salaires dans la fonction publique et la suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires.

Ces mesures ont provoqué une chute dramatique du niveau de vie dans le pays. Le salaire moyen en Roumanie est de 350 euros.

(G. M. et AFP)

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[1] Terbeli dit le 07/02/2012, 09:54

Nouveau ministre mêmes problèmes Pauvres roumains, un nouveau sherif arrive en ville après avoir destitué le précecent pour les mésures injustes qu'il a pris. Des sa prise de pouvoir il indique qu'il continuera la politique du précedent premier juste ce pourquoi la population la demissionné. Apparement le message des manifestations et des grèves ou bien il n'a pas été assez clair ou pas assez dur. Allez les roumains courage bientôt avec les décisions européennes vous serez au même niveau que les grècs et les espagnols sans un sous sans toit dans le froid sibérien mais financièrement viables. Merci l'Europe ultralibérale des financiers. Vivement l'Euro grève du 29 février tous les indignés européens unis dans un même front contre la finance et contre la pauvrété de plus demunis et pour une Europe sociale ou pas d'Europe du tout car la Grèce a déjà un pied en dehors suivie par l'Espagne à brève échance.

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