La Grèce s'enfonce dans la crise… politique

Rédaction en ligne

vendredi 10 février 2012, 19:10

Après quatre ministres d'extrême droite, c'est une ministre socialiste qui démissionne en réaction au nouveau plan de rigueur exigé par les créanciers de la Grèce. Ces démissions surgissent alors que le pays subit une nouvelle grève générale de 48h.

La Grèce s'enfonce dans la crise… politique

©Belga

Le gouvernement de coalition grec a approuvé samedi aux premières heures le plan d'austérité exigé par l'Union Européenne pour débloquer une nouvelle aide à la Grèce qui lui permettrait d'éviter un défaut de paiement en mars. Les mesures d'austérité devraient être approuvées dimanche par le parlement. Le cabinet a approuvé à l'unanimité l'accord sur le plan d'austérité, a précisé l'agence.

Mais tous ne sont pas en accord avec ce plan. Ainsi, imitant quatre ministres d'extrême droite, la ministre socialiste adjointe aux Affaires européennes, Mariliza Xenoyannakopoulou, cadre et député du parti socialiste Pasok, a annoncé sa démission du gouvernement grec de coalition en réaction à ce nouveau plan de rigueur.

Mme Xenoyannakopoulou est le premier membre du Pasok, qui détient la majorité des sièges au parlement, à quitter l'équipe gouvernementale dirigée par Lucas Papademos et composée des socialistes, de la droite conservatrice et de l'extrême droite.

« Malheureusement la Troïka (UE-BCE-FMI, ndlr) ne tient pas compte des conséquences de la mise en oeuvre du premier plan de rigueur (…) et décide de prendre des mesures qui vont dramatiquement creuser la récession et accroître la colère sociale », écrit la ministre dans une lettre adressée à M. Papademos.

« L'insistance de la Troïka à mettre en place ces mesures viole directement le traité de Lisbonne qui sauvegarde la cohésion sociale, les conventions collectives et l'autonomie des partenaires sociaux, dont fait également état le traité sur la discipline budgétaire adoptée lors du dernier sommet européen du 30 janvier ».

Son départ intervient dans la foulée de la démission des quatre membres du parti Laos (extrême droite) qui détenaient un portefeuille au sein du gouvernement grec. Ils protestent également contre la mise en place de nouvelles mesures de rigueur.

Ce plan de rigueur qui « humilie le pays »

Il s'agit du ministre des Transports Makis Voridis, un ministre adjoint de la Défense Georges Géorgiou et des secrétaires d'Etat à l'Agriculture et à la Marine marchande, Astérios Rodoulis et Adonis Géorgiadis. Ces démissions sont intervenues deux heures après que le chef du parti Georges Karatzaféris eut indiqué qu'il n'allait pas voter le nouveau plan de rigueur imposé par les créanciers, UE et FMI, en échange d'un prêt international de 130 milliards d'euros. « Je ne peux pas voter » ce plan qui « humilie le pays (…), ce n'est pas la bonne solution », a déclaré M. Karatzaferis lors d'une conférence de presse.

Formé en novembre, le gouvernement de M. Papademos comprend deux autres partis, les socialistes du Pasok qui sont majoritaires et la droite de la Nouvelle-Démocratie. Malgré la défection du Laos, le plan des mesures de rigueur, dont le détail n'a pas encore été publié, peut être voté au parlement dans la nuit de dimanche à lundi. La coalition dispose de 252 sièges sur 300, dont 16 seulement pour le Laos.

Ces démissions surgissent alors que le pays subit une énième grève générale de 48h. Le Premier ministre tente de calmer le jeu, mais la Grèce s'enfonce chaque jour un peu plus vers le « chaos incontrôlé » redouté par le Premier ministre. “Une faillite incontrôlée plongerait le pays dans une aventure désastreuse” et créerait “les conditions d'un chaos économique et d'une explosion sociale”, a déclaré le Premier du gouvernement grec de coalition à l'issue d'un conseil des ministres, estimant que le pays se trouvait dans “un moment de responsabilité historique”.

avec Belga

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[11] lamiben dit le 12/02/2012, 21:07

Qui paye ces 100.000 gens dans les rues? Il faudra que l' ONU intervienne.

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[10] Benoit1 dit le 11/02/2012, 21:22

[9]keskilfo resauver:l'amour @ Renseignez-vous sur l'article 123 du traité de Lisbonne et vous comprendrez pourquoi les états s'endettent.

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[9] keskilfo resauver:l'amour dit le 11/02/2012, 16:45

1. des partis démocratiques se sont associés à l'extrême droite? Et personne ne s'en émeut? Mais pour moi que cela en Belgique les forums sont remplis d'au moins 200 commentaires! ;-) 2. si un pays est en faillite, c'est pour des tas de raisons, mais notamment parce que ce pays a vécu au-delà de ses moyens; pourquoi est-ce obligatoirement la faute des banque, de l'UE, de Berlin...? Peut-être est-ce tout d'abord de leur faute à eux, et d'une politique inadaptée aux besoins et ressources du moment, non?

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[8] mamieblues dit le 11/02/2012, 12:39

Tous avec les Grecs car demain ce sera nous!! Pourquoi nos médias ne nous informent-ils pas sur le vécu au quotidien qu'engendrent ces mesures d'austérité sur le peuple grec? http://greekcrisisnow.blogspot.com/

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[7] raannemari dit le 11/02/2012, 10:44

. http://bellaciao.org/fr/spip.php?article125223

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