100.000 manifestants contre la rigueur à Athènes
Rédaction en ligne
dimanche 12 février 2012, 22:23
Environ 100.000 personnes ont participé à des manifestations en Grèce contre le programme de rigueur que s'apprêtent à voter cette nuit les députés. Des incidents entre policiers et groupes de manifestants ont éclaté alors que des bâtiments et des magasins étaient saccagés ou en flammes à Athènes. L'évolution de la situation en direct.
Six personnes ont été blessées et hospitalisés lors des affrontements entre des forces anti-émeutes et des groupes des jeunes dans les rues adjacentes de la place Syntagma à Athènes devant le Parlement, selon une source du ministère de la Santé.
La police a dénombré 80.000 personnes à Athènes et 20.000 à Salonique, la deuxième ville du pays.
Les incidents ont commencé quand un groupe de manifestants massés devant le Parlement a fait pression sur l'important cordon policier disposé autour du bâtiment. La police a aussitôt riposté en tirant du gaz lacrymogène.
Les manifestants se sont retirés dans les rues adjacentes, qui se sont transformés en champs de bataille : des manifestants jetaient des pierres, des morceaux de marbre et des cocktails Molotov contre les forces anti-émeutes. La place Syntagma était noyée dans une fumée de gaz.
Les affrontements se sont poursuivis pendant plus de deux heures dans le centre-ville.
Des manifestants cagoulés brisaient des vitrines de magasins sur les avenues Pandepistimiou et Stadiou tandis le feu a été mis dans une banque et un café évacué par ses clients, selon une source policière.
Les manifestants avaient commencé à affluer sur la place Syntagma en début d'après-midi à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que de la gauche radicale.
Dérégulation du marché du travail
Le plan de rigueur soumis aux députés prévoit une dérégulation du marché du travail, condition que posent l'UE et le FMI pour maintenir la Grèce sous perfusion et au sein de la zone euro.
La manifestation avait attiré des familles entières. Un grand-père portant masque à gaz et lunettes de piscine s'est ainsi frayé un passage au milieu de la foule tandis qu'un vendeur de masques en papier destinés à se protéger du gaz faisait des affaires en vendant aussi des drapeaux grecs.
« Je pense qu'il aurait pu y avoir beaucoup plus de monde mais les gens ont eu peur de la violence et des lacrymogènes », a déclaré à l'AFP Phivos, un agent immobilier. Un peu plus loin, un manifestant exhortait au mégaphone la foule à « avancer » : « Ne vous laissez pas intimider, envoyons au monde l'image de la dignité du peuple grec ».
Quelque 3.000 policiers avaient été déployés et 3.000 autres étaient prêts à les rejoindre si nécessaire, les rassemblements contre la politique d'austérité ayant souvent été émaillés d'affrontements violents entre des groupes de contestataires et la police.
(D'après AFP)
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@ [40] bourgogne - Une fois de plus, on voit le fossé entre les autorités grecques qui ont pris des décisions qui les ont menés proches de la banqueroute ... et la population qui va maintenant se faire saigner à blanc pour rembourser :-/ On ne peut pas reprocher à la population d'avoir menti sur la solvabilité du pays, elle n'a certainement pas été informée de la situation de l'état ... si demain on déclare la même situation pour la Belgique, je l'aurais de travers de devoir rembourser (encore) les largesses du P$ ...
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La Grèce a outrageusement vécu à crédit depuis des années et a menti sur sa solvabilité. A l'heure de payer la note, les manifestations ? Etre la patrie de Platon ne doit pas les dispenser de payer leurs factures. Pas besoin de chercher des boucs-émissaires dans "la finance mondiale" pour les accuser de détruire la Grèce. Les Grecs le font très bien tous seuls.
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Nous n'avons même plus l'honneur de connaître notre ennemi. On a beau trancher la tête de la bête, il y en a deux qui repoussent. Il ne nous reste que la désobéissance civile, la poésie de l'absurde, la splendeur symbolique du vandalisme méthodique. Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu? Réapproprions-nous l'espace public et abandonnons l'idée d'une gestion de l'humain à une si grande échelle. Il est temps d'apprendre à vivre et à partager avec nos voisins
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Des fautes, toujours des fautes... ...les rues adjacentes qui se sont transformées...
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@[40] bourgogne Certes la Grèce a vécu "outrageusement" à crédit. Mais faire ce qu'ils font maintenant, cela ne sert strictement à rien. C'est ni plus, ni moins détruire un pays et sa population. Si des investisseurs ont placé leur argent dans ce pays, il faut comprendre aussi que lorsque l'on investit cela comporte des risques. Si Mr X a investit dans des actions Fortis fin 2008, et que la Fortis s'écroule entre temps, on lui dirait que c'est bien fait pour lui et y aurait personne pour pleurer les déboires de Mr X. De même, on irait pas réduire M Lippens, Vautron & co à l'esclavage. Mais bizarrement, les règles changent quand il s'agit de la Grèce...