La Grèce vote l’austérité

Rédaction en ligne

lundi 13 février 2012, 08:10

Le Parlement grec a voté en faveur du programme économique d’austérité permettant de déclencher un sauvetage financier du pays. Les Grecs ont manifesté violemment dans les rues d’Athènes.

Après un débat en procédure d’urgence au parlement, le programme a été adopté par 199 voix de majorité sur un total de 300 députés, dont 278 présents, dans une enceinte où le gouvernement de coalition socialistes-conservateurs pouvait théoriquement compter sur 236 voix.

Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre des scénarios d’apocalypse ou de « chaos » pour la Grèce, si les députés votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à plus ou moins long terme de l’euro.

Chacun des deux partis a prononcé l’exclusion d’une vingtaine de députés qui ne sont pas conformés aux consignes de vote.

Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l’importante du choix fait par les parlementaires : « avancer avec l’Europe et la monnaie unique » ou « précipiter le pays dans la misère, la banqueroute, la marginalisation et l’exclusion de l’euro ».

Sans cet aval, la Grèce n’avait aucune chance de recevoir le moindre centime d’aide pour éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars, à l’échéance de créances de 14,5 milliards d’euros.

Mais le plan d’austérité accepté en échange du renflouement et du désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé, censée redonner de la compétitivité aux entreprises du pays.

Les syndicats ont jugé que ce plan faisait le « tombeau de la société », tandis que la gauche communiste et radicale a réitéré au parlement sa demande d’élections immédiates, considérant que la Grèce n’a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher.

L’accord gouvernemental affiché jeudi sur ce plan s’était vite fissuré, avec la démission dès le lendemain de six membres du gouvernement : deux socialistes et quatre cadres de la formation d’extrême droite Laos, qui avait rallié en novembre le gouvernement de coalition.

Le chaos à Athènes

De violentes manifestations réunissant 80.000 personnes à Athènes selon la police, ont littéralement enflammé Athènes, avec une quarantaine de départs de feu ou incendies dans des bâtiments ou équipements du centre, selon un communiqué du ministère de la Protection du citoyen.

Une boutique d’articles culinaires de luxe a été ravagée par les flammes, les pompiers éprouvant des difficultés à se frayer un passage au milieu de rues où s’affrontaient les forces de l’ordre et des bandes de manifestants encagoulés. À Athènes, le ministère de la Santé a recensé 54 personnes blessées.

(AFP)

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[69] praxl dit le 13/02/2012, 18:38

La rédaction Du Soir a rangé cet article concernant la Grèce sous la rubrique "Actu" "Belgique" entre deux article concernant le Plan S de Mr Lutgen. Le message est subtile, mais clair: ceux qui veulent se distancier du principe de la santé budgétaire à tous les niveau sera mis sous tutelle. Les francophones belges devront veiller au respect de ce principe quand les transferts Nord-Sud prendront fin d'ici 10 ans. L'Europe et la Flandre: même combat.

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[68] MarcelOstende dit le 13/02/2012, 17:15

PAUVRES GRECS! Le peuple qui a inventé la démocratie est soumis a une dictature impitoyable dirigée par les tenants de la théorie du chaos. Le monde ultralibéral, les fidèles de Thatcher et Reagan sont aux commandes de l'Europe! Le système anglo-saxon réussit son oeuvre démoniaque qui consiste à détruire notre modèle social. Et cela avec l'appui de l'EUROPE! Les SARKOZY et autres MERKEL sont les comptables et pourvoyeurs de profits financiers pour les nantis. Qu'ils fassent attention car à force d'écraser les peuples ils se retrouveront bientôt devant des révolutionnaires qui n'auront plus rien à perdre, même leur propre vie n'aura plus de valeur à leurs yeux. Et alors .....

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[67] dan dit le 13/02/2012, 16:56

qu'on arrête de dire que l'islande n'est pas un bon exemple. http://leveil2011.syl20jonathan.net/?p=9032

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[66] gluon dit le 13/02/2012, 16:23

Constat nr1: tous les épargnants européens ont réclamé des banques et des bourses + de return sur investissement; Constat nr2: les non-épargnants européens ont réclamé des politiciens et des groupes de pression + d'assistance sans participation en retour; Constat nr3: les politiciens nationaux agissent tous en tant que gestionnaires et non en hommes d'état, ils distribuent subsides, aides, pensions, sinécures, et entretienent leur clientèle; Constat nr4: les hommes d'état nationaux émigrent vers l'Union européenne, où se règle la Politique. Ils n'ont qu'un seul but, Les Etats-Unis d'Europe; Constat nr5: Les Etats-Unis d'Europe fonctionneront comme les USA, avec une dette colossale "too big to fail". Les banques et caisses d'épargne feront régulièrement faillite, permettant au système de se purger de ses excès (constats nr1 et nr2); Constat nr 6: l'argent n'est pas fait pour être amassé mais dépensé; Constat nr 7: propriété= illusion de propriété; Constat nr 8: carpe diem, restez[...]

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[65] maisoui dit le 13/02/2012, 16:21

hum l'on n'ignore pas les mots,maffia,camorra,drangheta,triade,comment doit-on nommer la collusion entre politiciens banquiers,qui ignore superbement la phrase:gérer avec des "soins de bons père de famille"et non pas emprunter et donc prêter a des taux usuraires a tord et a travers,sans risques pour eux puisqu'il ont le pouvoirs et se tiennent bien les coudes

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