Syrie : deux figures de la révolte arrêtées
Rédaction en ligne
jeudi 16 février 2012, 20:34
Le journaliste Mazen Darwich et la blogueuse Razzan Ghazzawi, ont été arrêtés ce jeudi par les forces gouvernementales. Homs et Hama sont toujours sous le feu.
© Belga-AFP
Deux figures de la révolte contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, Mazen Darwich et Razzan Ghazzawi, ont été arrêtées. Dans le même temps, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à manifester en masse vendredi, parlant d’une « nouvelle étape » face à la répression de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, débutée en mars 2011.
« Nous ne resterons pas les bras croisés face aux attaques des gangs de la sécurité et des chabbiha (milices fidèles au régime). Dès aujourd’hui, nous allons leur rendre la pareille », ont-ils écrit sur leur page Facebook « Syrian Revolution 2011 ».
Sur le terrain, les violences ont fait 22 morts jeudi. Les forces du régime ont continué de pilonner Homs (centre), cible d’une offensive particulièrement violente depuis le 4 février. Elles ont aussi attaqué Hama (centre) à la roquette et renforcé leur présence à Deraa (sud), a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
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Depuis mars 2011, plus de 6.000 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers d’autres arrêtées, selon des militants.
Jeudi, la politique d’arrestations a touché le journaliste Mazen Darwich et la blogueuse Razzan Ghazzawi qui, sans relâche depuis des mois, se font l’écho de la répression.
« Vers 14H00 (12H00 GMT), des membres de services de sécurité ont fait irruption dans le Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression à Damas et arrêté Mazen Darwich (directeur du centre), sa femme et un employé », a annoncé l’opposant Louai Hussein.
Treize autres personnes qui se trouvaient dans les locaux de cette association, ont été interpellées, dont Mme Ghazzawi, selon l’avocat Anouar al-Bounni. Razzan Ghazzawi, une Américano-syrienne de 31 ans qui anime un blog sous son vrai nom, avait déjà été incarcérée deux semaines en décembre.
Reporters sans frontières a demandé leur libération « immédiate », disant craindre « pour (leur) sort et (leur) intégrité physique ».
Face à la poursuite des violences, les opposants syriens ont rejeté en bloc un projet de Constitution et appelé à boycotter le référendum, prévu le 26 février.
Pour le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), basé en Syrie, « il est absolument impossible que l’on participe à un référendum avant l’arrêt des violences et des assassinats ».
Le texte proposé ouvre la voie au multipartisme en mettant fin à la primauté du parti Baas au pouvoir depuis près de 50 ans, mais cette revendication est dépassée pour l’opposition qui réclame désormais le départ pur et simple de M. Assad.
(AFP)
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Parfaite illustration de nos médias à deux vitesses: l'arrestation de ces "figures de la révolte fait les gros titres, par contre leur libération (lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/20/97001-20120220FILWWW00424-liberation-de-7-militantes-en-syrie.php) n'est évidement mentionnée nulle part... Elle a vécu l'équité journalistique...