Syrie : explosions et communications coupées à Homs
Rédaction en ligne
jeudi 23 février 2012, 09:23
« On entend des explosions terrifiantes à Homs », témoigne un rebelle. « Plus les condamnations internationales se succèdent, plus le bombardement s'intensifie. »
© AFP
Les quartiers rebelles de la ville de Homs (centre) étaient violemment bombardés par les forces du régime syrien jeudi, notamment à Baba Amr secoué par des explosions « terrifiantes » et où les communications étaient totalement coupées, selon une ONG et des militants.
« Baba Amr ainsi qu'une partie du quartier d'Inchaat sont bombardés depuis 07H00 du matin (05H00 GMT) et des tirs de mortier sont tombés sur Khaldiyé », a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
« On entend des explosions terrifiantes, effroyables », rapporte de son côté Hadi Abdallah, un militant local de la « Commission générale de la révolution syrienne ». « Plus les condamnations (internationales) se succèdent, plus le bombardement s'intensifie », commente-t-il. « Aujourd'hui, nous n'arrivons pas à joindre une dizaine de militants, ni via Skype (téléphone par internet), ni via Thuraya » (téléphone satellitaire), précise par ailleurs le militant. « Nous recueillons aujourd'hui nos informations en-dehors des quartiers bombardés, les communications sont totalement coupées à l'intérieur », indique de son côté M. Abdel Rahmane.
Le centre de presse a été visé
Ce 20ème jour de bombardements intervient au lendemain de la mort de deux journalistes occidentaux, l'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press, dans le pilonnage d'une maison transformée en centre de presse pour les militants. « Nous sommes sûrs que le centre a été visé car il y a 11 obus qui sont tombés sur et autour du bâtiment. Les forces du régime ont capté un signal de transmission », selon M. Abdallah. Le chef de l'OSDH avait affirmé mercredi à l'AFP que « des avions de reconnaissance planent tout le temps au-dessus de Homs » et « ils ont probablement capté des signaux indiquant des communications par satellite » avant de viser le centre.
Le pilonnage se poursuit au moment où la communauté internationale cherche à instaurer une trêve en vue d'acheminer une aide humanitaire d'urgence, notamment vers Baba Amr où les quelques milliers d'habitants bloqués font face une situation de plus en plus difficile.
(avec AFP)
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"ils ont probablement capté des signaux indiquant des communications par satellite avant de viser le centre". Bien sur qu'il vont viser les sources des émissions satellite, c'est par ce moyen que les rebelles communiquent entre eux et reçoivent des informations des services secrets occidentaux; d'autre part, il est établi qu'en Libye (donc probablement que c'est le cas ici aussi), les agents des services secrets occidentaux qui étaient présents bénéficiaient d'une "couverture" comme journalistes, causant ainsi une méfiance justifiée de la part des autorités envers toute la profession. C'est regrettable que ces hommes et femmes faisant leur travail courrent autant de risques, mais la faute à qui? Les militaires syriens qui font leur travail - et risquent autant leur vie - ou les agents de renseignements étrtangers et les "rebelles" (terroristes) qui se cachent derrière journalistes et autres civils?
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@ Gecko80, tu as totalement raison pour ce qui est des journalistes espions... Rien de nouveau sous le soleil, c'est un procédé utilisé depuis des siècles par les services de renseignements. Après tout le journalisme n'est qu'une forme "civile" de renseignement; il serait presque "bizarre" que les divers "services secrets" ne s'en servent pas. Voilà une vidéo qui en dit plus qu'un long discours: youtube.com/watch?v=1lo45c_-fvU