Au sommet de Rome, les pays membres de la FAO ont affiché leurs divergences. Mais la gravité de la situation est reconnue. L'édito de Jean-François Munster
AFP
Le Sommet de l'alimentation est terminé. Place à la gueule de bois. Personne ne verra la couleur des 30 milliards de dollars sollicités par l'ONU pour mettre fin à la crise alimentaire qui a donné lieu à des émeutes de la faim dans une trentaine de pays. Au grand dam de la FAO, la rencontre à Rome, du 3 au 5 juin, avec la participation d'une cinquantaine de chefs d'Etat et des dirigeants d'organisations internationales, a finalement pris l'allure d'un simple comité préparatoire pour le prochain G8 qui aura lieu début juillet au Japon.
John Holmes, le coordinateur de la cellule spéciale sur la crise alimentaire de l'ONU et responsable des affaires humanitaires, n'a pas caché qu'un « cadre global d'actions » ne serait prêt que d'ici à la fin juin. A voir de près, la déclaration finale de Rome ressemble à un catalogue de bonnes intentions dont certaines sont réchauffées depuis plusieurs semaines. Il est vrai que certaines questions cruciales comme les aides agricoles ne pouvaient être résolues en trois jours à Rome alors que l'Organisation mondiale du commerce tente de trouver un consensus depuis 2001.
Un seul donateur s'est manifesté à Rome : la Banque islamique de développement. Elle a annoncé une enveloppe de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans pour stimuler la production agricole dans les pays du Sud.
Tous les discours ont condamné les subventions agricoles comme étant l'un des responsables de la crise alimentaire. Un récent rapport de l'OCDE évalue à 214 milliards de subventions accordées aux agriculteurs des pays membres en 2006 et recommande l'abolition de cette concurrence déloyale. Ce qui n'a pas empêché la délégation européenne d'affirmer que la Politique agricole commune, qui autorise des aides agricoles, est un instrument adéquat pour répondre aux signaux du marché en augmentant la production lorsque les prix augmentent. « La PAC fait partie des solutions et pas du problème », s'est défendu la commissaire Mariann Fischer Boel.
Selon différents rapports, la production des biocarburants a fait augmenter les prix agricoles de 20 à 30 %. Les deux principaux producteurs, le Brésil et les Etats-Unis étaient à Rome pour défendre leur industrie. Mission accomplie puisque la déclaration finale se limite à la mise en place d'un système d'évaluation, afin de mieux connaître l'impact des biocarburants sur la sécurité alimentaire. Le potentiel de cette source énergétique a été à peine évoqué.
Les délégués se sont interrogés sur la portée et la faisabilité de deux propositions. L'Italie a plaidé pour la création d'une banque contre la spéculation. Et la Tunisie a proposé une taxe sur le pétrole pour lutter contre la crise alimentaire.
Le sommet s'est terminé par un large consensus : face à la flambée des prix et au problème de la faim dans le monde, il faut une nouvelle révolution verte, notamment en Afrique. L'aide internationale et les pays concernés doivent aménager des infrastructures (irrigation, système de stockage, recherche sur des semences améliorées). Une hausse de la production est indispensable pour rééquilibrer l'offre et la demande mondiales.
Une centaine d'associations qui ont participé à un sommet alternatif à Rome ont exprimé leur déception d'avoir été marginalisées et exclues des décisions. Carin Smaller, de l'Institute for Agriculture and Trade Policy et animatrice du sommet alternatif, a noté le pessimisme ambiant au sujet du cycle de Doha : « Les représentants des pays du Sud sont très cyniques au sujet des subventions défendues par les pays riches ».
Il faut relativiser un peu et analyser la situation pays par pays. En Egypte, lpar exemple, es "émeutes de la faim" concernent uniquement le pain subventionné par le gouvernement. Il n'y en avait pas assez pour une seule raison : les boulangers revendaient une partie de la farine reçue au marché noir.
Souveraineté alimentaire, maintenant! http://blog.emceebeulogue.fr/post/2008/06/...a-tout-de-suite La crise alimentaire mondiale n'est pas arrivée par hasard. Elle était prévisible et annoncée par tous les observateurs mondiaux honnêtes et dotés d'une certaine éthique. Cela n'a pas empêché les cyniques de la Banque Mondiale, du FMI et de l'OMC de continuer leur travail de sape tout en prétendant, la main sur le coeur, vouloir régler le problème de la faim dans le monde. On a vu comment. En l'aggravant au point que des pays entiers sont aujourd'hui touchés et que d'autres sont menacés gravement. Mais aujourd'hui, de nouvelles donnes sont apparues.D'abord, les victimes de la faim se rebiffent ("émeutes de la faim" dans 35 pays), puis les petits paysans commencent à s'organiser et à se regrouper au niveau mondial, faisant pression sur leurs gouvernements, ensuite, certains états, devant le désastre que les néocons de la planète ont engendré, se rebellent de plus en plus contre les dikt
vue du senegal... Le soi disant carburant bio qui exerce une pression sur les prix des denrées alimentaire. Et comme le dit Mr Ziegler c est un crime contre l humanité,... Et aussi que les etats membres arrête de vendre leur surplus de production au 1/3 du prix dans les pays africain (empêchant ainsi les agriculteur africain de ce développer). Et aussi que l europe arrete de bruler des céréales....quand des gens meurent de faims dans le monde>
pfff Encore un des ses gros sommets onusiens inutile et budgetivore, j'imagine que le cout de ce sommet, qui n'a accouche de rien si ce n'est une souris, aurait permis la vaccination anti-paludique de l'ensemble de l'afrique sub-saharienne. Des casques bleus qui font de la contrebande d'armes avec des genocidaires, des sommets inutiles pour lutter contre la faim...a quoi sert l'onu?
La FAO sous Diouf n'a plus aucune credibilite, 14ans que cette organisation est geree comme une republique bananiere. Les pays developpes en ont marre de payer des Mercedes a la famille Diouf (pour rappel il y a aussi l'Organisation Francophone International gere par un Diouf).... Bizarre n'est il pas que deux directeur generaux d'organisation internationale soient de la meme famille et du Senegal (la France continuerait elle par ce biais d'arroser les elites corrompues africaines.....)... Donc pour memoire la FAO c'est moins de trois cents PETITS projets par an et ce QUE en Afrique (il ne sont meme pas present en Amerique Latine (charite bien ordonnee commence par soi-meme)). Diouf lors de sa nomination avait fait son leitmotive, l'irrigation de l'Afrique, 14 ans apres et des millions de subsides plus tard l'Afrique n'a jamais ete aussi desertique par contre les ventes de Mercedes ont explosee au Senegal......