L'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, l'un des leaders de l'opposition au Pakistan a été tuée dans un attentat-suicide. Il y aurait au moins une vingtaine de morts. Nawaz Sharif, ex-Premier ministre et opposant, a annoncé que son parti boycottera les élections législatives et provinciales pakistanaises. Il a également appelé le président Musharraf à démissionner
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Verhofstadt et Di Rupo condamnent lattentat
Le Premier ministre Guy Verhofstadt a condamné l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, dénonçant un « meurtre scandaleux », alors que le président du PS, Elio Di Rupo, l'a qualifié d'« acte de barbarie insupportable ». Dans un communiqué, M. Verhofstadt a affirmé avoir appris cet attentat avec effroi. « Il s'agit non seulement d'un attentat à la vie d'une ancienne Première ministre et actuelle leader de l'opposition » mais aussi d'un « énième attentat au processus démocratique au Pakistan », a ajouté le chef du gouvernement fédéral qui a « fermement » condamné ce meurtre « scandaleux ».
M. Di Rupo a pour sa part indiqué avoir appris « avec consternation l'odieux assassinat » de Mme Bhutto. Il l'a qualifié d'« acte de barbarie insupportable ». « Le terrorisme doit être combattu partout et à chaque instant. Cette lutte contre le terrorisme doit s'accompagner de l'avènement général de démocraties qui permettent à chacun de vivre dignement et qui créent les conditions de vie sereines garantissant le respect général des uns et des autres », a-t-il ajouté. « L'horreur de la disparition de Mme Buttho doit aussi nous faire réfléchir à la nécessité de conforter nos démocraties occidentales et de tout faire pour que nos sociétés soient prospères, tolérantes, ouvertes et multiculturelles », a poursuivi le président du PS. Il a adressé aux proches de Benazir Bhutto, aux responsables du Parti du peuple pakistanais (PPP) et à tous les Pakistanais de Belgique ses condoléances les plus sincères et les plus émues. M. Di Rupo avait rencontré Mme Bhutto à plusieurs reprises lors de réunions de l'Internationale Socialiste (IS). Le PPP est un des membres actifs de l'IS. Mme Bhutto, leader de l'opposition, a été tuée jeudi dans un attentat-suicide qui a fait au moins seize autres morts à l'issue d'un meeting électoral dans la banlieue d'Islamabad, à deux semaines des législatives.
L'ex-Premier ministre pakistanais et leader de l'opposition Benazir Bhutto a été tuée jeudi dans un attentat suicide qui a fait au moins 16 autres morts à l'issue d'un meeting électoral dans la banlieue d'Islamabad, à deux semaines des législatives.
« Selon nos informations, elle est décédée, un fragment de la bombe l'a apparemment touchée », a annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Javed Cheema.
Elle avait été transportée blessée à l'hôpital, avait assuré peu avant un responsable de son parti.
L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, une grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route, a témoigné un journaliste sur place.
Au moins 16 personnes ont été tuées, ont assuré à l'AFP plusieurs officiers de police sur les lieux, avant que ne soit annoncé le décès de Mme Bhutto.
« Un kamikaze a fait exploser la bombe qu'il portait sur lui alors que les gens quittaient le meeting », a précisé Javed Cheema.
Retour au village natal
La dépouille Benazir Bhutto a été transportée de l'hôpital vers une base militaire d'où elle partira pour son village familial de Larkana, dans le sud du Pakistan.
Le parcours était extrêmement chaotique à la sortie de l'hôpital, des centaines de personnes se massant autour du cercueil en bois tout simple où une petite vitre en plastique sur le couvercle laissait apercevoir le corps de Mme Bhutto, enveloppé dans un linceul blanc.
Une multitude de sympathisants tentaient de toucher le cercueil, rendant très difficile la progression des hommes qui le portaient pour descendre les escaliers de l'hôpital général de Rawalpindi, la grande ville de la banlieue d'Islamabad, où a été perpétré l'attentat qui a tué également 20 autres personnes.
Dans son entourage, on laissait entendre que ses funérailles auraient lieu dès vendredi, le plus rapidement possible comme le veut la coutume musulmane, dans le mausolée familial à Larkana, aux côtés de son père, Zulfiqar Ali Bhutto, Premier ministre renversé en 1997 par le général Zia Ul-Haq, exécuté deux ans plus tard et toujours vénéré aujourd'hui au Pakistan.
Le cercueil a été emmené par une ambulance, dont le conducteur avait du mal à se frayer un passage parmi la foule immense qui envahissait la chaussée.
Série d'attentats suicide
Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007.
Le plus meurtrier, pour l'heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Mme Bhutto : le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil.
Mme Bhutto avait réchappé du double attentat parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé.
Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations « précises » permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie.
Après l'attentat du 18 octobre, Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des « hauts responsables » proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.
L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu'elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).
C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que M. Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre.
Après quelques jours de tergiversations, Mme Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition.
Face à la pression intense de la communauté internationale et de l'opposition, M. Musharraf, qui a été réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait finalement levé l'état d'urgence le 15 décembre et promis de tout faire pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des opérations de vote.
Mme Butto menait campagne contre M. Musharraf mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'« éliminer la menace islamiste » du pays.
L'année 2007 a connu un record absolu du nombre d'attentats.
Avec celui de vendredi, plus de 780 personnes ont été tuées cette année à travers le pays, quasi-exclusivement par des kamikazes.
Les Etats-Unis, dont le Pakistan de M. Musharraf est l'allié-clé dans leur « guerre contre le terrorisme », estiment qu'Al-Qaïda et les talibans afghans, épaulés par des militants locaux, ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest, d'où ils menacent de nouveau les Etats-Unis.
Après le siège puis l'assaut de la Mosquée rouge d'Islamabad début juillet, dans lequel une centaine de fondamentalistes lourdement armés ont été tués, Oussama ben Laden lui-même avait déclaré le djihad, la « guerre sainte », à M. Musharraf et son régime, pour venger ces « martyrs ».
Et récemment, un commandant proche des talibans a annoncé, selon la presse pakistanaise, qu'il ferait tout pour empêcher les élections.
Help ! Gandhi ! Réveille-toi ! Ils sont devenus fous !
Ghandi n'a rien à voir avec le Pakistan actuel heureusement pour lui. Les Hindous musulmans qui sont à l'origine de la fondation du Pakistan étaient des fous de Dieu qui méprisaient Ghandi. Ils lui préféraient Allah avec toutes les conséquences pour ce nouveau pays à constitution islamique rétrograde. Qui sème actuellement la terreur en Inde dans la province du Cachemire ? Les musulmans,les mêmes qui méprisaient Gandhi.
Paquistan Ce qui me dérange très fort dans l'analyse des problèmes du monde que ce soit les média ou autres ,c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour trouver les américains cachés derrière .Pourtant,ce sont eux qui nous ont sauvé deux fois des nazis engendrés par l'Europe ainsi que des communistes,(c'est sans doute cela qui dérange certain)Quant aux Islamistes ils font ce qu'il peuvent sous la critique des impuissants.
Paquistan Ce qui me dérange très fort dans l'analyse des problèmes du monde que ce soit les média ou autres ,c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour trouver les américains cachés derrière .Pourtant,ce sont eux qui nous ont sauvé deux fois des nazis engendrés par l'Europe ainsi que des communistes,(c'est sans doute cela qui dérange certain)Quant aux Islamistes ils font ce qu'il peuvent sous la critique des impuissants.
ça arrange bien certain ...A la veille d'élections démocratiques, c'est quand même étonnant, je ne serai pas surprise d'apprendre que l'actuel président Musharraf soit derrière tout cela. Déjà qu'on a accusé cette dame de corruption....facile de salir quelqu'un et de le faire croire aux pauvres d'esprit afin de se maintenir au Pouvoir. Ensuite, jouer les "grands" en la réintégrant au pays pour mieux la faire assassiner. Et puis, déclarer des journées de deuil national... Ne soyons pas dupes, cette grande dame gênait trop le pouvoir actuel.
@ molise là, tu caricatures dans l'ignorance. Tu ferais bien de voir la biographie complète avant de déconner grave. Ensuite je serai heureux de te lire !
La soif du pouvoir Quelle repose dans le jardin d'ALLAH .....Mais cette dame assoiffée de pouvoir , corrompue , on parle de centaines de MILLION de dollards détournés des caisses de l'etat et de commissions , revient au Pakistan pour reprendre le pouvoir . Or , elle a été condamnée a l'exil et chassée du pays pour corruption et mauvaise gestion ....Qu'a t'elle fait de si extraordinaire ???? RIEN
Un beau visage.... ....celui de l'espoir de plus de démocratie, vient d'être déchiqueté par des fanatiques.Même si je suis ignorant de beaucoup de choses, et de l'imbroglio pakistanais en particulier, comme le suggère le spécialiste du sujet et de tous les sujets Bob67, ça ne m'empêche pas de penser qu'il s'est passé quelque chose de grave et d'humainement intolérable.Des illuminés, persuadés de détenir la Vérité, sont prêts à tout pour imposer leurs idées, au détriment du bien général.Certes, ce n'est pas nouveau, et cet extrémisme n'est pas l'apanage des seuls islamistes; les démocraties ont aussi leurs illuminés dont les décisions et actions inspirées par leur foi et leur conviction et le profit font des dégâts moins spectaculaires, plus insidieux rmais tout aussi considérables .
Ils ont buté la Butho butée, Ce sont de butors rebutant. Boutons les dehors. Hommage à cette dame qui croyait en son peuple. Encore un contre pouvoir qui disparait, dommage...............
Très triste .. .mais très prévisible.....cette femme savait ce qu'elle faisait et risquait ......A quoi va servir sa mort ....C'était une chronique d'une mort annoncée .....Nos politiques européens vont ils réagir ? Tout le reste est littérature , revenir sur les extrémistes mais on va raconter une fois de ....plus
Oui mais ces maoïstes n'empêchent pas l'Inde et surtout son gouvernement de poursuivre sur la voie démocratique et de la modernisation au point d'en faire la plus grande démocratie et une des des plus grandes puissances économiques du monde. Le Pakistan issu de la même population et du même pays mais dirigé selon les préceptes de l'islam en est réduit à subir une dictature islamiste qui a mené à l'anarchie au terrorisme et à un développement économique nul. Deux systèmes différents,deux résultats différents cqfd
".. une dictature islamiste..." ? Cette dictature est laïque et... militaire. Prétendre le contraire tient de la désinformation la plus stupide.