Solar Impulse, un concentré de technologie prometteur
Rédaction en ligne
jeudi 08 juillet 2010, 09:49
L’avion expérimental Solar Impulse, qui a terminé jeudi avec succès son premier vol non-stop de 26 heures, est un concentré de technologie qui rend possible un vol uniquement propulsé à l’énergie solaire.
Lancé en 2003, le design final de l’appareil a été arrêté en 2007 et la construction a débuté l’année suivante.
« Tout a été pensé et conçu à la fois pour économiser l’énergie, résister aux conditions hostiles que subissent le matériel et le pilote en haute altitude et intégrer les contraintes de poids aux impératifs de résistance », explique l’équipe de Solar Impulse.
De fait, l’avion totalise la taille d’un long-courrier A340 avec une envergure de 63,40 m, mais avec un poids de seulement 1.600 kg, soit celui d’une voiture.
Le prototype HB-SIA, qui a survolé mercredi et jeudi la Suisse pour un premier vol non-stop de 26 heures, est propulsé par quatre moteurs électriques entraînant chacun des hélices bipales de 3,5 m de diamètre. Les moteurs sont alimentés par 200 m2 de cellules photovoltaïques en silicium monocristallin de 145 microns répartis sur ses ailes.
Ces panneaux solaires apportent environ 8 cv de puissance en moyenne aux moteurs, soit « à peu de chose près ce dont disposaient les frères Wright en 1903 lorsqu’ils ont réalisé le premier vol motorisé », indiquent les organisateurs.
Les accumulateurs en lithium polymère représentent l’élément critique du projet, en raison de leur poids important de 400 kg qui a obligé les ingénieurs « à réduire drastiquement le poids du reste de l’avion », selon les organisateurs.
Ces batteries sont vitales pour l’appareil. Rechargées durant la journée via les panneaux solaires, elles alimentent en électricité les moteurs du Solar Impulse durant le vol de nuit.
Afin de gagner en poids, les ingénieurs ont donc dû opter pour des matériaux composites légers en fibre de carbone et structure de nid d’abeille, ce qui leur confère une grande stabilité avec un faible poids.
Autre élément destiné à grignoter du poids, le plafond d’altitude a été limité à 8.500 m afin de ne pas avoir recours à une cabine pressurisée, de limiter la consommation d’énergie et réduire le nombre d’instruments sur le tableau de bord.
(afp)
