Des chercheurs belges trouvent un aliment anti-obésité

Rédaction en ligne

mercredi 28 juillet 2010, 09:49

Des chercheurs de l’UCL ont compris comment les bactéries intestinales contrôlent la production de substances endocannabinoïdes, dont le désordre provoqué par l’apport excessif en graisses pourrait être neutralisé grâce à la prise régulière de prébiotiques. Le dossier complet dans Le Soir

Des chercheurs belges trouvent un aliment anti-obésité

Le Soir (Jean-Frédéric Hanssens)

Alors qu’une pandémie d’obésité se répand dans le monde, on ne connaît toujours pas clairement comment l’organisme se met à stocker de la graisse en excès. Ces dernières années, le lien avec l’inflammation chronique « à bas bruit » de l’organisme a clairement été démontré. Mais cela ne donnait pas la clef de ce mécanisme au niveau moléculaire et, surtout, laissait perplexe quant à la possibilité de moduler ce désordre métabolique.

Les chercheurs du groupe sur le métabolisme et la nutrition de l’Université catholique de Louvain (UCL), notamment les professeurs Nathalie Delzenne et Patrice Cani travaillent depuis plusieurs années sur la question : ils ont ainsi démontré que les bactéries intestinales sont capables de contribuer à modifier l’inflammation, l’appétit et le métabolisme avec un impact sur le poids corporel. Mais comment faisaient-elles ?

C’est à cette question que les professeurs Patrice Cani et Giulio Muccioli répondent en publiant ce mercredi dans « Molecular system biology » la démonstration que les bactéries intestinales contrôlent la production de substances appelées endocannabinoïdes au niveau de l’intestin et des adipocytes. Les cannabinoïdes sont des substances chimiques qui activent des récepteurs spécifiques présents dans le corps. Ceux-ci sont secrétés par le corps lui-même. Ils agissent notamment sur le système neurologique de la récompense et de la satiété, et sur le système immunitaire. Leurs récepteurs (serrure dont ils sont la clé) se trouvent surtout dans l’hippocampe, le cortex et le cervelet, mais la plupart des organes en possèdent et on commence seulement à comprendre leur rôle.

Tests sur des souris

Le mécanisme de régulation mis en évidence par les chercheurs devient incontrôlable au cours de l’obésité. Ces interactions entre flore intestinale et système endocannabinoïde influencent fortement le microenvironnement de l’intestin et sa capacité d’agir comme une barrière face au passage d’endotoxines pro-inflammatoires (LPS) produites par certaines bactéries intestinales. Concrètement, l’équipe montre que l’expansion des graisses dans le tissu adipeux, l’inflammation et le diabète de type 2 observés chez les souris rendues obèses sont directement liés aux variations de la composition de la microflore et, surtout, à la production d’endocannabinoïdes dans l’intestin et le tissu adipeux.

Les chercheurs avouent ignorer encore la manière dont les microorganismes intestinaux produisent ces changements métaboliques. Une piste serait que certains nutriments issus des bactéries agissent directement sur ces processus.

Mais le principal intérêt du travail publié aujourd’hui est de démontrer que l’utilisation de prébiotiques permet de modifier la microflore intestinale des souris obèses ainsi que leur système endocannabinoïde. Les prébiotiques agissent comme stimulateurs de croissance de souches bactériennes bénéfiques qui résident dans le côlon. Les bifidobactéries et les lactobacilles sont les microorganismes de flore intestinale les plus connus. Il ne faut pas les confondre avec les probiotiques, micro-organismes vivants (bactéries ou levures), ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires.

Les chercheurs démontrent aujourd’hui que l’utilisation de prébiotiques permet de restaurer la barrière intestinale, de diminuer l’inflammation et le développement de la masse grasse. Si des tests chez les humains le confirment, un simple complément alimentaire, voire une consommation ciblée d’aliments choisis (légumes et fruits) suffirait à briser le cercle infernal de l’obésité.

Frédéric Soumois

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[50] Jean-Michel IIdit le 29/07/2010, 07:00


J'extrais et je traduis une partie d'un article :
" Il y a une ?dence croissante aujourd'hui qui appuie les observations que les aliments fonctionnels contenant des composants physiologiquement actifs (appel?ussi pr?otiques), provenant soit des plantes ou de sources animales, peuvent ?e bons pour la sant?On doit souligner, toutefois, que les aliments fonctionnels ne sont pas une panac?pour combattre des mauvaises habitudes de vie. Il n'existe pas de 'bons' ou de 'mauvais' aliments, mais il y a des bonnes et des mauvaises di?s ". La messe est dite depuis bien longtemps. Ce commentaire a plus de dix ans. Mais on ne parle pas de la vraie d?uverte de l'?ipe de Mme Delzenne, qui concerne la d?gulation du processus digestif (dysbiose) qui serait ?a base de l'ob?t?orbide.

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[49] fwadit le 28/07/2010, 20:18



Moi je connais tout plein d'aliments pro-ob?t?

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[48] BlogMandit le 28/07/2010, 18:49



Loin de moi l'id?de d?grer le travail des chercheurs, si on devait faire la une chaque fois qu'une ?de sur les souris donne des r?ltats interessants, on n'en finirait pas.

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[47] castelliondit le 28/07/2010, 18:10


Ob?t?uestion de quantit?Se demander pourquoi on DEVIENT ob?
Question d'arithm?que=exc?de nourriture sur d?nses de calories. O? l'exc?nt? Il est ?min?i l'absorption intestinale se fait mal ou non ( l’?de UCL explique le comment), & alors il s'accumule dans nos graisses. Cause g?tique? Peut-?e pour certains. Pourquoi mange-t-on trop de calories? Il y a une relation nette entre niveau de vie & proportion d'ob?s par tranches de revenus. Relation au mode de vie/s?ntarit?Tradition familiale-sociale. Education. Publicit?quot;Traumatisme" psychologique, qui superficiellement entra? une compensation (tabac, alcool, boulimie...). Puis viennent les m?nismes physiologiques du cercle vicieux : diminution de la sensation de sati?. Pour ?miner l’ob?t? manger beaucoup moins et mieux – fruits, l?mes –Ca fait longtemps qu’on le sait sans savoir le pourquoi. Question de volont? Non ! Mais d’estime de soi & obstination, la constance du marathonien

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[46] Aurore Dupindit le 28/07/2010, 17:35


Pr?pro- anti- biotique...
Ils vont en chercher et trouver encore combien, pour nous faire bouffer (et d?nser )de plus en plus pour grossir, puis, bouffer (et d?nser) de plus en plus pour maigrir ? Le simple bon sens voudrait qu'on supprime ou ( pour les plus accros) ,diminue de 80% l'alimentation industrielle et tout rentre dans l'ordre. A quoi bon mettre des pr?iotiques dans des aliments industriels dont la conception m? supprime la sentation de sati? ? Au final, ?upposer que cette d?uverte soit exploitable, le but est donc de nous faire consommer encore plus de gras, sal?sucr?mais que ?n'influence plus sur l'ob?t?Belle explosion de diab?s et de maladies cardio en perspective, car si on n'a plus l'alerte du poids en trop, on s'arr? quand ?

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