Cordon sanitaire autour de la langue bleue

Rédaction en ligne

Les experts vétérinaires de l'Union européenne ont défini une zone de protection de 150 km de rayon après la découverte en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne de plusieurs animaux atteints par la maladie de la langue bleue.

Le Boerenbond et l'Afsca satisfaits

La Ligue agricole flamande, le Boerenbond, et l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) se sont déclarées satisfaites, lundi, des mesures prises par le comité des experts vétérinaires de l'UE contre la maladie de la langue bleue en Belgique.

"Cette décision est la confirmation de la situation existante. Cependant, nous espérons que les zones fixées par le comité vétérinaire soient réduites le plus rapidement possible et que tous les foyers soient dépistés", a déclaré Jos Mattijs, du Boerenbond. "Nous devons attendre que la situation évalue et nous souhaitons que des cas de fièvre catarrhale n'apparaissent pas près de la zone de délimitation, sinon elle sera élargie", a-t-il ajouté.

Du côté de l'AFSCA, on se réjouit que les mesures européennes soient en concordance avec "ce que nous avons toujours fait jusqu'à présent". "L'Europe impose même des conditions que nous avions demandées", a indiqué en substance Pascal Houbaert, le porte-parole de l'agence.

(D'après Belga)

La zone dessinée par les experts européens englobe une grande partie des territoires belges et néerlandais, tout le Luxembourg, ainsi que plusieurs régions de Rhénanie du Nord-Westphalie et de Rhénanie-Palatinat, de Sarre ainsi que du Land de Hesse, selon un communiqué de la Commission européenne. Les ruminants, ainsi que leurs semences, embryons et ovules produits après le 1er mai 2006 ne peuvent pas être sortis des zones définies lundi. Certaines exceptions sont toutefois prévues pour le transit et l'abattage domestique, mais sous contrôles stricts.

La décision adoptée lundi laisse également la possibilité aux Etats membres d'appliquer, si nécessaire, certaines mesures de précaution dans d'autres parties de leur territoire, notamment des examens et tests additionnels.

Les experts vétérinaires européens ont prévu de se retrouver la semaine prochaine pour une nouvelle évaluation de la situation.

(D'après Belga)

Lire à ce sujet les pages "Temps Fort" du Soir via le PDF.

*

ADE CREMER

?

recevoir la newsletter quotidienne gratuite