
Rédaction en ligne
jeudi 06 septembre 2007, 16:09
« La Commission européenne a demandé à l’EFSA d’évaluer l’étude réalisée pour l’agence britannique (FSA) de sécurité alimentaire », a indiqué jeudi un porte-parole de l’exécutif européen, précisant que les résultats de cette analyse étaient attendus avant la fin de l’année.
Selon cette étude, menée pour le compte de la FSA par des chercheurs de l’Université de Southampton auprès d’un groupe d’enfants âgés de 3 ans et de 8 à 9 ans, la consommation de ces additifs augmenterait l’hyperactivité et les troubles d’attention.
Les chercheurs ont plus particulièrement étudié les effets de divers colorants alimentaires (E110, E112, E124…) ainsi que l’agent conservant E211 – aussi appelé benzoate de sodium – utilisé notamment dans la crème fraîche et les confiseries.
« Lorsque l’EFSA aura rendu son avis sur cette étude, la Commission décidera si des mesures supplémentaires sont nécessaires concernant les additifs en question », a ajouté l’exécutif européen.
L’étude, publiée jeudi par le journal médical The Lancet, confirme, selon les chercheurs, les résultats de travaux précédents menés sur des enfants souffrant de troubles déficitaires d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), une maladie qui entrave l’apprentissage en général, dont la lecture notamment.
Selon des statistiques, le nombre d’enfants TDA/H a plus que triplé en 25 ans aux Etats-Unis, atteignant 2,84 millions en 2001-2002. En Europe, on estime en moyenne que 3 à 5 % des enfants entre 6 et 12 ans souffrent de TDA/H.
En Belgique, 20.000 enfants en âge scolaire ont été diagnostiqués comme souffrant de ce mal, mais leur nombre réel serait de quelque 75.000, selon des estimations fournies jeudi par l’association TDA/H Belgique.
(d’après Belga)