Encore une fausse bonne id?qui va se planter royalement...
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DANIEL COUVREUR
lundi 19 avril 2010, 09:33
Izneo mise sur la haute définition, la facilité daccès et des prix dami pour convaincre les internautes bédéphiles de préférer son catalogue à celui des pirates du Net © izneo
Fin mars, Izneo a mis en ligne 700 albums de bande dessinée au Salon du livre de Paris. Sur ce site créé par les plus grands éditeurs franco-belges, on peut feuilleter gratuitement, en haute définition, les cinq premières pages de chacun des albums digitalisés. Et plus si affinités : pour 1,99 euros, il est permis d'aller au bout de l'aventure dix jours durant. C'est l'originalité du concept : Izneo loue les cases de bande dessinée mais ne vend pas d'albums, histoire de ne pas tuer les libraires qui font vivre ses éditeurs.
Amélie Rétorré, directrice de développement chez Izneo définit ce nouveau produit : « Les trésors des éditeurs, ce sont les contenus de leurs catalogues. Autant s'en préoccuper plutôt que de les voir piratés. Izneo offre les albums en streaming. Chaque mois, nous ajoutons une centaine de nouveautés et nous en profitons pour remettre à disposition d'anciens titres épuisés ».
Pour les albums parus ces dix dernières années, les originaux existent sous forme digitale. Mais en ce qui concerne les époques antérieures, il y a souvent tout un travail de numérisation à réaliser. Izneo sera l'un des moyens de valoriser ces efforts, en marge des intégrales papier.
« Nous ne nous posons pas en concurrent mais en complément du papier. Nous offrons d'ailleurs des liens vers des librairies en ligne partenaires pour permettre à ceux qui le souhaitent d'acheter les albums dans la version papier. Notre objectif, c'est d'offrir de la BD de qualité, pas chère avec une facilité d'accès immédiate. Nous travaillons en haute définition, contrairement aux pirates. Cela permet, par exemple, de profiter des dessins sur un écran géant de télévision. Izneo est la meilleure arme contre le téléchargement illégal des livres. C'est également un message pour signifier aux internautes que les bandes dessinées ne sont pas gratuites sur le web ».
Izneo est un pari. Pour la première fois, des éditeurs concurrents se fédèrent autour d'une plateforme commune. L'investissement se monte tout à plusieurs centaines de milliers d'euros.
« L'espoir, c'est de créer de nouveaux réflexes de lecture, de capter des publics jeunes qui ne lisent plus que sur écran, souligne Amélie Rétorré. Dans un proche avenir, on pourra zoomer dans les cases, choisir son rythme de lecture, avoir accès à des bonus, aux crayonnés, à la scénarisation, à des interviews ou à des biographies d'auteurs Tout cela devrait influencer le processus créatif. Des auteurs vont imaginer des produits spécifiques ».
A court terme, le marché des smartphones devrait aussi offrir des débouchés intéressants. Plus de 2,5 millions de ces téléphones ont été vendus en France en 2009 et 49 % de leurs applications touchent au secteur culturel, dont le livre fait partie. En 2010, un internaute français sur cinq a déjà téléchargé un livre et 70 % d'entre eux se disent prêts à lire des livres sur un écran. Leur première exigence tient dans le confort de lecture. Izneo en a fait son cheval de bataille.
« Nous sommes également très intéressés par l'iPad qui est le seul e-book à gérer les couleurs, ce qui est indispensable pour la BD. Les éditeurs réunis par Izneo pèsent 50 % du marché de la bande dessinée en langue française et publient ensemble les deux tiers des cent séries les plus vendues ».
Mais Izneo ne joue-t-il pas au hors-la-loi des droits d'auteur ? Plus de 750 des 1.200 créateurs de bande dessinée francophones avaient posé des barbelés sur la prairie du Salon du livre de Paris pour dire leur inquiétude. Face aux processus de digitalisation de leurs albums, ils estiment que la répartition des revenus ne leur est pas profitable. Izneo se dit conscient du problème et n'a pas l'intention de finir dans le goudron et les plumes : « Tous les titres présents sur la plate-forme ont fait l'objet d'un accord préalable avec chaque auteur. Une fois la TVA décomptée, les éditeurs et les auteurs se partagent le prix de la location de l'album ». A suivre
Bruxelles insolite 21.70 €
Bruxelles Urbanitude, Alain Trellu 19.90 €
Café Belgique, Brèves de comptoirs 17.90 €
Chroniques radio, l'intégrale, Stéphane Guillon 11.90 €
COFFRETS PALME D’OR VOL. 1 32.99 €
Curieuses histoires des inventions, Les 100 inventions qui ont changé le monde 20.90 €
DVD Drive 15.50 €
DVD We feed the World, de Erwin Wagenhofer (disponible le 14/03) 8.90 €
J'étais Tintin au cinéma de Jean-Pierre Talbot 19.90 €
Kirikou et la sorcière 5.90 €
LE VOYAGE EXTRAORDINAIRE/LE VOYAGE DANS LA LUNE 15.50 €
Pack " Mes premiéres histoires de Belgique": 2 livres + un livre coloriage offert (disponible le 25 mai) 28.80 €
RENTRÉ À 19 HEURES, DÎNER À 20 HEURES 13.90 €
TASCHEN's London 29.99 €