Ville-unif : je t’aime, moi non plus

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L’université vit un peu en vase clos au cœur de la ville. Les interactions avec le pouvoir local sont difficiles ». Eric Haubruge, vice-recteur des Facultés de Gembloux, a le mérite d’être clair. « Nous ne vivons pas au même rythme. Nous menons des projets à long terme tandis que la ville travaille à moyen terme. Cela étant, nous nous devons de réussir des projets communs ».

En occupant sept hectares dans le centre, le campus constitue une rupture entre le centre en déclin et la gare en plein développement. Ce qui amène d’emblée la question de la mobilité. « Nous avons fait des propositions concrètes à la Ville pour développer le vélo mais nous avons ensuite découvert qu’elle a mis en place un plan mobilité pour lequel nous n’avons pas été consultés, c’est dommage. » La localisation des Facultés débouche sur une autre piste : la sécurité. « Sur le campus, nous constatons beaucoup de vols, de destructions, de petites pollutions. La collaboration avec la commune est bonne mais désormais nous devons fermer le campus à 20h, c’est dommage. »

De son côté, la Ville pointe, au contraire, de meilleurs contacts. « Nos relations se sont nettement améliorées. Nous essayons autant que possible d’intégrer la Faculté dans nos processus de réflexion. Il est évident qu’elle sera consultée, pour la mise en place du nouveau plan vélo de la Ville. Sur le plan de la sécurité, nous avons déjà proposé à diverses reprises, des patrouilles de la police locale dans le parc de la faculté. Mais nous n’avons jamais obtenu de réponse positive », explique le bourgmestre Benoît Dispa (CDH). Mais la Ville note aussi, des difficultés auxquelles elle est confrontée depuis la fusion. « C’est plus compliqué qu’avant. On sent que le pouvoir de décision n’est plus à Gembloux mais à Liège ».