2015, l’année de tous les changements pour le chauffage

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Si le secteur du bâtiment représente environ 40 % de la consommation finale d’énergie primaire, c’est le chauffage qui, dans ce total, se montre le plus gourmand : plus de 60 % de notre consommation énergétique (et pas loin de 70 % si on y ajoute le chauffage de l’eau chaude sanitaire) ! Conclusion logique : s’il y a un poste sur lequel on peut réaliser de substantielles économies, c’est bien celui-là.

En ce qui concerne les systèmes de chauffage, le moins que l’on puisse écrire est que les choses risquent de sérieusement changer avec l’entrée en vigueur de la réglementation écoconception (également appelée écodesign), le 26 septembre dernier.

Cette nouvelle réglementation européenne s’applique aux équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, définissant de nouveaux seuils de performance à atteindre. L’objectif principal d’écoconception est d’améliorer la performance environnementale des produits consommateurs d’énergie mis sur le marché en Europe, et de contribuer ainsi aux efforts pour atteindre les objectifs européens en matière de protection du climat. D’après certaines projections, ce panel de mesures pourrait réduire la consommation d’énergie globale de l’Union de l’ordre de 10 % à l’horizon 2020.

En pratique, sont concernées les chaudières électriques, gaz et fioul, de même que les pompes à chaleur.

Première conséquence et non des moindres : une série d’appareils ne pourront plus être commercialisés (une fois que les stocks existants auront été écoulés) dont les chaudières basse température qui ne constituent plus un optimum énergétique et environnemental.

Dans un premier temps, cela risque surtout d’impacter le secteur du mazout pour lequel les chaudières « basse température » représentent encore près de 80 % des ventes (*).

Les chaudières à condensation pourraient donc devenir la seule norme.

Il convient toutefois de ne pas oublier qu’à côté des systèmes traditionnels recourant au gaz, au mazout ou à l’électricité, on trouve aujourd’hui des systèmes de chauffage, sinon « propres », du moins plus économes en énergie primaire : chaudières hybrides, poêles-chaudières au bois, pompes à chaleur, capteurs solaires permettant d’assurer une grande partie du chauffage de l’eau sanitaire, voire de participer partiellement au chauffage de l’habitation, et d’autres systèmes encore.

(*) Un cycle de conférences exclusivement consacré aux systèmes de chauffage aura lieu au Salon Energie & Habitat ce vendredi 16 octobre à 14 h 30.