Survol de Bruxelles: Galant annonce un paquet de mesures pour la fin de l’année

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Le dossier du survol de Bruxelles refait surface. Mardi, le Premier ministre a lancé un appel aux Régions pour « œuvrer, avec le fédéral, à la recherche d’une solution ». Ce vendredi, le parlement bruxellois débat du sujet. La pression monte sur Jacqueline Galant que nous rencontrons mardi après-midi. Le matin même, à l’aube, la ministre fédérale de la Mobilité (MR) était dans une famille de Woluwe-Saint-Pierre, pour expérimenter les nuisances aériennes.

A quand le plan Galant ?

Je ne veux pas qu’on parle de plan Galant. J’ai un devoir, une vision stratégique et une méthodologie. Surtout, je veux rassurer vos lecteurs : on travaille. En silence, mais on travaille. Qu’on arrête de dire qu’on ne fait rien, qu’en un an, on n’a rien foutu. C’est un dossier où il y a beaucoup de passionnel et d’instrumentalisation. Il faut prendre de la hauteur. Ce n’est ni par l’injure, ni par le manque de respect ni par les procédures judiciaires qu’on arrivera à quelque chose. Les injures blessent mes collaborateurs.

On repose la question : vous en êtes où ?

J’espère que, pour la fin de l’année, je pourrai présenter au gouvernement un « package complet ». Un, la « vliegwet » (NDLR : loi aérienne) qui va permettre une certaine stabilité et une protection juridique. Deux, l’autorité indépendante de contrôle. Trois, des routes préférentielles. Mon but, ce n’est pas de créer des routes, je ne veux pas de « route Galant ». Je veux trouver des solutions structurelles. Il faut arrêter de reporter le problème chez l’un ou chez l’autre. Et il faut aussi intégrer des solutions techniques.

Vous pensez à quoi ?

En Belgique, on utilise encore des techniques au sol alors que, dans la majorité des aéroports, on travaille avec les nouvelles technologies, notamment les satellites. C’est comme pour le ferroviaire, on me regarde toujours comme une extraterrestre quand je parle des nouvelles technologies. Mais la société, elle évolue, les technologies aussi. Il faut donc adapter les méthodes. Si certains disent que le moratoire n’est pas appliqué, c’est parce que le virage à gauche, c’est en réalité une route large de 4 kilomètres, ce qui est très large. Avec des satellites, c’est beaucoup plus précis, on peut alors rétrécir les routes.

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