Un Eco Park dans la sablière

De l’Eco Park, on ne verra sans doute qu’un seul bâtiment dépasser la hauteur ancienne de la sablière avant exploitation. © Syntaxe
De l’Eco Park, on ne verra sans doute qu’un seul bâtiment dépasser la hauteur ancienne de la sablière avant exploitation. © Syntaxe -

C’est comme un baptême. On officialise, en quelque sorte, la naissance d’un nouveau-né, mais l’on ne sait pas encore très bien ce qu’il va devenir. Une chose est sûre, c’est que la commune de Mont-Saint-Guibert a accepté sa venue, mais compte lui fixer des règles de conduite avec l’élaboration d’un Plan communal d’aménagement.

Ce nouveau-né, c’est l’idée d’aménager, dans l’ancienne sablière, une zone d’activités économiques tournées vers les sociétés « vertes ». Le « MSG Industrial Eco Park » emploiera environ 3.000 personnes d’ici à quinze ans, au terme d’un investissement jaugé à 350 millions d’euros.

Pour l’instant, le site de la sablière, de quelque 95 hectares exploités depuis quarante ans, en a pour un an de vie, mais songe déjà à son extension en direction de Corbais sur 47 ha. Il accueille déjà les installations de Shanks et le centre de tri des déchets de l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW).

Les trois propriétaires se disent prêts à signer la vente du site actuel. Comme nous l’explique un Liégeois d’origine sicilienne qui préfère rester anonyme, « j’ai envie de voir ce projet sortir de terre de mes propres yeux, afin de démontrer que nous avons, en Wallonie, toutes les compétences pour y arriver ».

Pour Gabriel El Rhilani, le patron de RBRE Capital Europe, une société luxembourgeoise de financement, « dans cette partie centrale de l’Europe, les besoins d’espaces pour les entreprises n’ont jamais été aussi forts et les réserves foncières aussi faibles. Notre projet se veut la réponse à ce manque, tout en étant respectueux du monde agricole. Il se veut aussi innovant, avec une autosuffisance énergétique pour l’ensemble du site et un coût de l’énergie moindre pour les entreprises venant s’implanter dans le parc ».

Et d’insister sur le côté avant-gardiste du projet « avec des solutions permettant une adaptabilité des bâtiments qui accueilleront les petites et moyennes entreprises (PME), voire les toutes petites entreprises (TPE) ». Enfin, l’Eco Park veut devenir un pôle d’attraction pour les secteurs de la recherche et du développement.

Pour Charles Vandendries, l’ingénieur du projet qui fut échevin à Mont-Saint-Guibert mais qui a décidé d’arrêter la politique pour se concentrer sur cet Eco Park, « plusieurs grandes sociétés spécialisées dans les technologies vertes se disent déjà intéressées par le projet ».

Quant à l’architecte Ronald Rifflart, du bureau Syntaxe, il se passionne déjà sur les plans « qui risquent d’évoluer tout au long de l’élaboration du projet ». Il prévoit cependant déjà quatre zones, en plus de celle déjà occupée par Skanks et l’IBW : une zone mixte TPE et PME avec des panneaux photovoltaïques en toiture, une zone PME et industrie, une zone de recherche et développement avec un bâtiment circulaire autour des bassins d’eau actuels, et une zone d’activités tertiaires avec plusieurs bâtiments au toit verdurisé, dont un pourrait émerger du site afin de faire le lien avec les maisons de la rue des Trois Burettes.