«On est tombé deux fois dans l’eau»: des enfants réfugiés racontent leur exil (vidéo)

« Et ici, tu te sens en sécurité ? » C'est la question posée à Ali, Sajad, Mohammed, Osama, Azel ou encore Iham. Tous sont enfants réfugiés à la caserne du Petit-Château, à Bruxelles. Ils viennent de Syrie ou d’Irak. Ils ont accepté de partager leurs expériences face à la caméra.

Près de la Gare du Nord de Bruxelles, se trouve un lieu surnommé le « Petit-Château ». C’est le plus grand et le premier centre pour réfugiés de Belgique. Y résident pour l’instant environ 750 demandeurs d’asile, dont un grand nombre d’enfants.

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Grâce à SB Overseas , une organisation qui propose des activités aux enfants, nous avons pu les rencontrer. Leur moyenne d’âge est de douze ans environ, mais ils font preuve d'une maturité interpellante.

Dès leur arrivée dans les centres, ils sont directement scolarisés. Par contre, il leur faut souvent plusieurs mois pour être reconnus comme réfugiés, et ce malgré leur jeune âge. Ali est un jeune irakien de dix ans, originaire de la ville de Mossoul, occupée par Daesh. Depuis août 2015, Ali attend d’être accepté en tant que demandeur d’asile. Son entretien avec les instances du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a déjà été reporté quatre fois.

C'est l'une des histoires à découvrir dans la vidéo ci-dessus. Avec l'aide deRand Abou Fakher, pour la traduction, nous avons interrogé les enfants sur leur pays d'origine, leur exil et leur vécu en Belgique. Un reportage qui s’inscrit dans le cadre du partenariat entre Le Soir et le Bruxelles Bondy Blog initié par l'Ihecs.