Les moyens manquaient pour suivre les frères Abdeslam

Salah Abdeslam filmé fortuitement par TV Brussel sur un marché molenbeekois en 2014. © Bruzz
Salah Abdeslam filmé fortuitement par TV Brussel sur un marché molenbeekois en 2014. © Bruzz

C’est ce mardi qu’est rendu public le second rapport intermédiaire du Comité P évaluant l’enquête sur les auteurs des attentats de Paris. Le Soir a pris connaissance des grandes lignes de ce rapport.

Une série de « manquements »

La police des polices met en lumière une série de « manquements » qui ont permis à Salah et Brahim Abdeslam d’échapper à la surveillance dont ils auraient dû faire l’objet. On apprend ainsi que début 2015, un inspecteur de Bruxelles-Ouest signale par P.-V. à la cellule antiterroriste de cette zone de police que les frères Abdeslam cherchent à se rendre en Syrie. Ceux-ci sont auditionnés sans faire l’objet d’aucune inculpation.

Informé des faits, le parquet demande à l’unité antiterroriste de la police fédérale d’enquêter sur la téléphonie des frères Abdeslam et de vérifier leurs mails. Mais l’enquête finira parmi les « dossiers rouges » : ceux qui sont urgents mais pour lesquels la section antiterroriste ne dispose pas de moyens suffisants. Des réunions auraient eu lieu pour savoir si d’autres unités de police pouvaient s’occuper du dossier, mais toutes auraient été confrontées au même manque d’effectifs. Le 21 avril 2015, le dossier Abdeslam est finalement classé sans suite.

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