Le prosecco: un centenaire très expressif et fruité

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L’histoire commence à la fin du XIXe siècle, dans les villages de Conegliano et Valdobbiadene situés dans la province de Trévise, à environ 70 km au nord de Venise. Après les dégâts causés par le mildiou et le phylloxéra, le vignoble moderne émerge. Un certain Antonio Carpené fonde une première Ecole de viticulture et d’œnologie à Conegliano. Devenue université, elle fait aujourd’hui référence pour toute l’Italie.

L’un de ses apports majeurs concerne le caractère effervescent du prosecco. Une seconde fermentation naturelle fait apparaître les bulles – on parle de la « prise de mousse ». Selon la méthode traditionnelle, cette opération se réalise en bouteille. Mais pour la majorité des proseccos, la production de mousse s’opère en cuve close selon la méthode Charmat, du nom d’un français, Auguste Charmat qui breveta l’outil adapté à cette méthode en 1911. Toutefois, tout bon Italien qui se respecte vous rappellera que c’est l’œnologue italien Federico Martinotti qui avait ouvert la voie.

Suite aux nombreuses améliorations techniques et aux efforts des producteurs, le prosecco actuel est un vin blanc effervescent, principalement issu du cépage local gléra, éventuellement complété par d’autres variétés à hauteur de 15 % maximum. Le vin est très expressif et fruité avec des arômes de pommes et d’agrumes. Son côté légèrement sucré et un rien moins vif et frais que d’autres vins effervescents, le rend particulièrement accessible.