Magnanville: un policier refuse de serrer la main à Hollande et Valls (vidéo)

Ce vendredi 17 juin à Versailles, François Hollande présidait une cérémonie d’hommage national au couple de policiers assassiné le 13 juin dernier à Magnanville, par un homme se revendiquant de l’État islamique.

Traits tirés et visages fermés, l’heure était à la tristesse et au recueillement. Mais aussi à la colère. Suite au discours du président de la République, au cours duquel il a qualifié Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing de « héros du quotidien », et alors qu’il saluait les personnes présentes au premier rang, un policier, collègue des deux victimes, a refusé de saluer le chef de l’État et le Premier ministre. En appuie sur ses béquilles, l’homme est resté stoïque face aux politiques.

Alors que François Hollande n’a pas relevé le geste du policier, Manuel Valls, lui, s’est arrêté pour discuter avec lui.

«  J’ai tout simplement dit à ce policier – parce qu’il me disait que ‘c’était dur’ – que c’était difficile pour tout le monde, pour les familles. Que jamais un gouvernement n’avait fait autant pour soutenir les forces de l’ordre et de sécurité, que nous avions besoin de ces forces de l’ordre  », a expliqué un peu plus tard Manuel Valls en conférence de presse.

« Une attitude qui n’est en rien irrespectueuse »

Interrogé par un journaliste de LCI, le policier a assumé son acte, qu’il a justifié ainsi : «  Il y a trop de problèmes dans la police. On en a ras le bol ! Des actes !  », a-t-il déclaré, dénonçant le manque de moyens de la police.

Quant à Manuel Valls il a déclaré comprendre ce geste.

«  Moi je peux comprendre que dans ces moments-là il y ait un policier ou deux policiers, des hommes, des femmes qui sont touchés, qui pouvaient connaître les victimes, qui aient une attitude qui n’est en rien irrespectueuse, elle était respectueuse  ».

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