Charles Michel: «Avec Caterpillar, on touche aux limites du système»

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Le Premier ministre est «  sous le choc  » depuis l’annonce de la fermeture de Caterpillar à Gosselies. Dans une interview accordée à L’Echo, Charles Michel l’assure : il a appris la nouvelle de «  manière brutale et violente  ».

«  Mon expérience est que quand une entreprise internationale a une grosse décision positive ou négative à annoncer, elle en informe le gouvernement. Ici, j’imagine que ce sont des clauses de confidentialité stricte qui ont joué. Quoi qu’il en soit, la manière de faire est injuste et cruelle. »

« Combattre Caterpillar »

Le Premier ministre rappelle que ce sont 2.200 emplois qui sont menacés, plus les «  milliers de personnes qui sont affectées dans la région et au-delà  ».

Comment protéger les travailleurs ? Comme l’affirme Charles Michel, une procédure Renault est engagée. «  Avec Kris Peeters, nous allons veiller à ce que tout soit parfaitement respecté et que les travailleurs puissent faire valoir correctement tous leurs droits  », assure-t-il.

«  Nous allons combattre Caterpillar pour faire respecter les droits des travailleurs, nous allons engager des cabinets d’avocats  ».

« L’entreprise est déterminée à fermer »

Quant à la possibilité de revenir sur la décision d’une fermeture, Charles Michel est plutôt pessimiste. «  Les messages que j’ai reçus ces dernières heures étaient que l’entreprise était très déterminée à fermer  »

Le Premier ministre dit aussi vouloir faire la lumière sur les raisons qui poussent la multinationale à aller se délocaliser en France.

Pour Charles Michel avec le cas Caterpillar «  on touche aux limites du système  ». «  C’est une entreprise qui fait du bénéfice, qui distribue des dividendes et qui est peu endettée, mais qui est confrontée à, disent-ils, des surcapacités mondiales de production. C’est révoltant. »

Néanmoins, le Premier ministre est contre l’idée de fermer les frontières pour protéger l’économie belge : «  ce serait nous appauvrir considérablement  ».