Corruption au Congo: les preuves qui accablent le régime Kabila

La perspective d’un report des élections inquiète et révolte beaucoup de jeunes Congolais. D’ici la fin décembre, les manifestations risquent de se multiplier. A l’intérieur du système aussi, de jeunes diplômés sont témoins d’irrégularités, en particulier au sein de la Commission électorale indépendante (Ceni) qui assure ne pas avoir les moyens d’organiser en temps voulu les élections promises.

Jean-Jacques Lumumba, chef du département des engagements à la BGFI, une banque de Kinshasa proche de la famille Kabila, au lieu de couvrir des opérations douteuses, a préféré claquer la porte. Il s’est présenté à la rédaction du Soir chargé de lourds dossiers, impliquant la banque BGFI, dont le directeur n’est autre qu’un ami d’enfance du chef de l’Etat.

La preuve d’opérations douteuses

Il nous a confié des documents compromettants pour la Banque nationale du Congo, pour une société d’importation de produits alimentaires dirigée elle aussi par un proche du président Kabila. Et surtout, il nous a donné les preuves d’opérations douteuses au détriment de la Commission électorale indépendante.

Sur Le Soir+  : l’intégralité de notre enquête :

►Les d ocuments compromettants

►A quoi ont servi les chèques ? Qui a siphonné les caisses électorales ?

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