Présidentielle: les partis belges voteraient Macron

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En compagnie de Pascal Delwit, politologue à l’ULB, Le Soir a situé les partis politiques belges par rapport aux candidats à l’Elysée. Deux candidats font, comme on dit, bouger les lignes, et en France et chez nous : François Fillon et Emmanuel Macron.

Criblé d’affaires, mais toujours compétitif dans les sondages, François Fillon pose problème aux partis de droite et de centre droit chez nous, où pas mal de gens pourraient se reconnaître en lui politiquement parlant, mais pas grand monde ne l’avouera vu que notre homme, « pénélopisé », est devenu infréquentable.

Au MR, les sarkozystes d’hier sont devenus macroniens, et préfèrent l’ancien ministre de François Hollande au candidat des « Républicains ». Un parti qui est membre du PPE, le Parti populaire européen, la famille à laquelle appartiennent le CDH comme le CD&V, deux formations au sein desquelles, aussi, on se prononce en faveur d’Emmanuel Macron.

Donc : Olivier Chastel vote Macron, Benoît Lutgen itou, ils nous l’ont confirmé. Ajoutez le VLD, qui voit en Macron l’élyséable le plus « libéral », et le Défi d’Olivier Maingain, qui se rendra au meeting du leader d’En marche lundi à Paris, dans lequel il voit un amarante comme lui, ni bleu ni rouge, un peu des deux.

Le cas de Benoît Hamon vaut également le détour. Boudée par l’appareil de son parti, sa candidature fait exploser le PS français, alors qu’en Belgique, les socialistes le soutiennent comme un seul homme. Prétendant rassembler la gauche socialiste et les verts, la candidature Hamon est soutenue, du bout des lèvres, par Ecolo.

Le PTB a beau jeu de soutenir Mélenchon, un aimant à gauche lui aussi. A droite toute, le Parti populaire de Modrikamen (qui vote Dupont-Aignan), tendance lepéniste (le « Manifeste populiste » du PP est très FN), rêve d’un effet Marine en Belgique, mais ces lignes-là, jusqu’à présent, ne bougent pas.