Les «faux» chômeursen net recul

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Selon nos confrères du Standaard, la fraude aux allocations de chômage est en très net recul.

En 2008, pas moins de 17.000 chômeurs « travailleurs » avaient été pris sur le fait. L’an dernier, ils n’étaient plus que 3.000. Cette lutte contre la fraude constitue – naturellement – la priorité numéro un de l’Onem. Il semble que les contrôles et le recoupement de données portent leurs fruits.

Le Standaard a interrogé Wouter Langeraert, qui coordonne, au siège de l’Onem, le travail des contrôleurs sur le terrain. Selon lui, la diminution drastique des cas de fraude ne doit rien au hasard. «  Chacun de nos collaborateurs a reçu pour mission de se montrer particulièrement attentif aux abus. Par ailleurs, nous avons mis sur pied un échange intensif de données avec les autres services de sécurité sociale, via la Banque Carrefour par exemple ou encore avec l’Inami. »

Du côté préventif, les syndicats jouent aussi un rôle : la plupart des chômeurs touchent leurs allocations via leur intermédiaire. Ces caisses de paiement peuvent donc prendre des responsabilités accrues dans le processus d’obtention des allocations. Cela permet d’éviter des cumuls interdits beaucoup plus rapidement que par le passé. Wouter Langeraert insiste : «  Les données sont plus accessibles, se complètent et se recoupent rapidement. Il est donc de moins en moins possible d’organiser des fraudes lourdes, de percevoir des sommes indues pendant de longues périodes. » Autre domaine dans lequel il est moins facile de contourner la loi que naguère : la situation familiale. Un cohabitant perçoit moins d’indemnités qu’une personne isolée. Pour lutter contre de possibles fausses déclarations de domicile, l’Onem recoupe maintenant les informations dont elle dispose avec celles du Registre national.

Dernier point noir sur lequel insistent encore nos confrères du Standaard  : la difficile récupération des sommes indûment perçues. «  Les personnes concernées se trouvent souvent dans de grandes difficultés financières, ne peuvent pas rembourser ou tenir les échéances d’un plan d’apurement. »

Raison de plus pour agir en amont et maintenir le cap de cette lutte contre la fraude.