L’ULB désormais ex æquo avec l’UCL

BELGA/NICOLAS MAETERLINCK
BELGA/NICOLAS MAETERLINCK - Belga

Pas de révolution, à la tête du classement des 500 universités « les plus performantes du monde ». Les américaines Harvard, Stanford et Berkeley occupent toujours les premières places de la classification rendue publique, jeudi, par l’université Jiao Tong de Shanghai (151e).

En revanche, le palmarès belge évolue : l’Université libre de Bruxelles (ULB) remonte d’un cran et occupe désormais la 101e position, ex æquo avec l’Université catholique de Louvain (UCL) et la Katholieke Universiteit Leuven (KUL). La Vrije Universiteit Brussel (VUB) progresse également, de la 401e à la 301e place. De même que l’Université de Gand, toujours en tête, qui grimpe de la 89e à la 85e position mondiale.

Aussi controversé (lire ci-contre) que commenté, le classement de Shanghai est basé sur une trentaine d’indicateurs : le nombre de prix Nobel attribués aux anciens élèves ou aux chercheurs, le nombre de médaillés Fields (le Nobel des mathématiques), le volume d’articles publiés dans les revues scientifiques anglo-saxonnes, des indices liés aux moyens financiers disponibles, à l’effectif et à la qualité du corps enseignant et du personnel de recherche, et d’autres données concernant les étudiants (pourcentage de diplômés, de doctorants, taux d’accès à l’emploi…).

Les détracteurs du classement de Shanghaï lui reprochent de privilégier la recherche en sciences exactes, au détriment de la qualité de l’enseignement, et de son accessibilité. En réaction, l’Union européenne annonce un « ranking » alternatif de 700 universités, U-Multirank, pour le printemps 2014.

Par établissements présents dans le top 500 de Shanghaï, les Etats-Unis arrivent loin en tête, avec 149 établissements, suivis par la Chine (42), l’Allemagne (38), et le Royaume-Uni (37). La Belgique place sept universités, comme la Suisse, Israël ou l’Autriche.

L’université de Gand, seule belge dans le top 100, ne cesse de progresser, depuis 2009. Elle s’illustre par son taux de citation particulièrement élevé dans les revues scientifiques, et son important effectif de chercheurs.

L’ULB présente, pour sa part, des performances relativement stables depuis dix ans : l’amélioration de son classement (de la 151e à la 101e place) s’explique par l’évolution à la hausse ou à la baisse d’autres établissements dans le monde.

L’UCL, également 101e (ex æquo avec 49 universités, dont la KUL et l’ULB), affiche toujours sa domination dans le domaine de la médecine et de la pharmacie. L’ULB apparaît toutefois mieux classée pour certains indicateurs, comme le nombre de prix Nobel et de médaillés Fields, le volume de publications dans les revues Nature et Science, la proportion d’étudiants étrangers… Louvain-la-Neuve s’affiche nettement en tête, en revanche, quant au nombre d’enseignants et surtout de chercheurs employés.

RICARDO GUTIÉRREZ