Léonard Giot se met au vert

La façade de style Art nouveau «
sécession viennoise
», classée, sera conservée. © DR
La façade de style Art nouveau « sécession viennoise », classée, sera conservée. © DR

Les ruines de l’ancienne fonderie Léonard Giot à Marchienne ont cédé la place très récemment à un vaste espace vert… En attendant la construction par Igretec de nouveaux bâtiments qui abriteront des bureaux et des ateliers pour des artisans. La belle façade de l’ancienne fonderie sera préservée et intégrée dans le nouveau bâtiment.

Quatre hectares d’herbe bien verte, cela ne passe pas inaperçu dans le paysage industriel de la rue de Châtelet à Marchienne-au-Pont. Il a fallu trois ans de travaux et 7.600.000 euros de subsides wallons dans le cadre du Plan Marshall pour réhabiliter ce site. Le chantier s’est achevé l’automne dernier.

La fonderie Léonard Giot, à l’est du site, a fermé ses portes en 1978. Créée en 1862, cette chaudronnerie de cuivre s’est reconvertie dans le travail de la fonte, d’aciers et d’aciers spéciaux au chrome et au manganèse.

Il y avait encore les Ateliers de l’Est (au sud), une fonderie qui s’est muée en centre de distribution de la brasserie Piedbœuf de 1970 à 1988. Enfin, la partie ouest du site a été occupée par une usine de construction automobile de 1900 à 1927, puis par un atelier de réparation jusqu’aux années 1950 et enfin par le magasin de stockage de la Fonderie Léonard Giot.

En 2005, 2.024 tonnes de pneus avaient déjà été évacuées du site. La SPAQuE a commencé le désamiantage et la déconstruction des bâtiments industriels en 2010. Tous les gravats ont été triés et évacués, y compris les fondations. Ensuite, la SPAQuE a dépollué le site. Les sondages avaient montré une contamination du sol à faible profondeur (50 cm) par les métaux lourds, des huiles minérales, des hydrocarbures, des composés organochlorés. Ces travaux de dépollution se sont achevés en octobre dernier.

La façade de style Art nouveau « sécession viennoise » des bureaux de la Fonderie a été préservée. Pour l’instant, le bâtiment entier est encore en place.

Mais, à terme, seule la façade classée sera conservée. Igretec va adosser à cette façade un bâtiment neuf qui s’étendra de part et d’autre sur toute la longueur à front de rue du terrain. Ce bâtiment moderne abritera au rez-de-chaussée des ateliers et à l’étage des bureaux. Ce hall relais accueillera des jeunes entrepreneurs qui veulent lancer leur propre entreprise.

À l’arrière du terrain, Igretec a prévu l’implantation d’une microzone d’activité économique destinée aux très petites entreprises et aux PME. Au total une dizaine d’entreprises et quelque 80 emplois devraient être créés sur ce site.

Pour l’instant le projet est soumis à enquête publique en vue de l’obtention du permis d’urbanisme.

Igretec espère entamer le chantier en 2015 et inaugurer cette microzone d’activité en 2016.