Cent entreprises célèbrent la deuxième journée du bonheur au travail

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En juin 2012, l'ONU décrétait que le 20 mars serait la journée internationale du bonheur. Une occasion saisie par Laurence Vanhée, qui était alors DRH (ou plutôt chief hapiness officer, comme elle avait rebaptisé sa fonction) au SPF Sécurité sociale et Jean-Paul Erhard, patron de Peoplesphere, pour créer Happy Organisation, un réseau d'entreprises qui ont décidé de miser sur le bonheur de leurs travailleurs. En 2013, pour le 1er "Be Happiness Day", 25 entreprises avaient rejoint le mouvement. Un an plus tard, elles sont 100, "soit 380.000 salariés", précise Laurence Vanhée. Pour cette deuxième édition, toutes les sociétés affiliées ont été invitées à organiser différentes activités en interne, et un dîner est organisé jeudi soir au Luxembourg, où le réseau tente d'essaimer. Des contacts ont aussi été noués à Paris pour y lancer le mouvement. Des lunchs et des conférences sont organisés plusieurs fois par an. Selon les initiateurs des Happy Organisations, un salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent, neuf fois plus loyal vis-à-vis de son employeur, 31% plus productif et 55% plus créatif. Le bonheur au travail permettrait de mieux contenter les clients et donc au final les actionnaires. Pour Laurence Vanhée, la définition du bonheur se traduit par l'équation: liberté + responsabilité = bonheur et performance.