Jouer dehors stimule l’intelligence et la créativité

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On a constaté que les enfants qui passent beaucoup de temps à jouer dehors possèdent un sens du devoir plus important, qu'ils sont plus calmes et que leur connexion spirituelle à la Terre est plus développée.

Pour réaliser leur étude publiée dans le Journal of the Study of Religion, Nature and Culture, les chercheurs de l'Université d'État du Michigan se sont appuyés sur des entrevues approfondies, des dessins, des journaux intimes, des observations et des conversations avec les parents afin de mesurer les valeurs esthétiques et les sensibilités des enfants.

L’imagination, la joie, la tranquillité

Les enfants qui passaient de cinq à dix heures par semaine à jouer dehors faisaient preuve d'une imagination, d'une créativité et d'une curiosité importantes. Les chercheurs ont également noté que ces enfants appréciaient profondément la nature et sa beauté, que ce soit ses riches buissons verdoyants ou ses cours d'eau, et qu'ils éprouvaient une fascination pour les nids d'abeilles.

Les dix enfants, âgés de sept et huit ans, ont dit avoir ressenti une sensation de tranquillité et d'émerveillement face à des phénomènes naturels comme l'orage, et ils ont déclaré avoir ressenti une sensation de joie. Ils ont également exprimé un sentiment d'appartenance au monde et un besoin urgent de protéger la planète.

Un éveil à la nature durable

Bien que cette étude ait été réalisée à petite échelle, ses résultats soulignent l'importance du libre jeu pour les enfants et de son impact durable : les parents des enfants ayant exprimé le plus d'affinité envers la nature ont déclaré avoir eux aussi passé beaucoup de temps à jouer dehors durant leur enfance.

Davantage que les jeux vidéo et les dessins animés, les chercheurs émettent l'hypothèse que la diversité multi-sensorielle de la nature (formes, sons et couleurs) permet aux enfants de se sentir plus vivants et les aide à bâtir leur confiance en eux.

Entre-temps, une autre étude publiée, venue cette fois de Finlande, a trouvé des différences dans la façon dont les garçons et les filles en âge d'aller à l'école percevaient la nature : alors que les filles déclaraient apprécier la beauté des fleurs et des plantes, plus de 30% des garçons interrogés dans l'étude ont déclaré qu'ils pourraient vivre dans un monde dépourvu de végétation.