Une «boîte à chaussures» à animer

Le contexte de la Révolution française, avec sa célèbre faucheuse, sera une des premières pièces du futur Mémorial de la Bataille de Waterloo. ©LA BELLE ALLIANCE.
Le contexte de la Révolution française, avec sa célèbre faucheuse, sera une des premières pièces du futur Mémorial de la Bataille de Waterloo. ©LA BELLE ALLIANCE.

La Belle Alliance » à la Ferme de Mont-Saint-Jean, sur Waterloo, pour présenter un mémorial qui se construit sur… Braine-l’Alleud. « C’était le seul lieu qui n’était pas encore en restauration pour l’instant ! », a-t-on tout de suite entendu pour justifier cette localisation. C’est que « La Belle Alliance » n’a rien à voir avec la ferme du même nom, puisqu’il s’agit là du nom donné à l’association de sept sociétés belges qui vont se charger de la scénographie de ce qui doit remplacer, sous terre, l’actuel Centre du visiteur. Son ouverture est programmée en juin 2015, tandis que la démolition du Centre du visiteur sera réalisée après les commémorations du Bicentenaire de la Bataille dite de Waterloo.

Le Commissariat général au tourisme de la Région wallonne a donc choisi d’accorder les six millions d’euros du subside programmé à cette association qui rassemble les sociétés bruxelloises « de pinxi » (administration, multimédia et technique 4D), ÉO Design, Europe 50 (construction décors, graphisme), KAOS Films (production films 4R), SAGA Films (production films 4D) et SIEN (scénographie, recherches), ainsi que nivelloise avec Inytium (techniques, éclairage, audiovisuel).

« Notre mission est d’habiller une boîte à chaussures de 1.440 m2, sur une hauteur de 7 m de haut, souligne Philippe Chiwy, de la société « de pinxi ». Le tout doit permettre au visiteur de plonger au cœur de la bataille au cours d’un parcours progressif pouvant varier entre 50 minutes et deux heures selon le temps durant lequel l’on souhaitera s’imprégner de l’Histoire. Et ce, grâce à un audioguide, qui permettra de choisir un soldat de son camp, des panneaux et du multimédia. »

La visite se fera en dix tableaux, permettant d’y aller progressivement pour comprendre le contexte politique, avec la Révolution française, la Marche des Cent-Jours, la stratégie militaire, le bivouac d’attente des troupes avant la bataille, une évocation de la bataille en 4 D, le catastrophique bilan humain, les suites de bataille, le banquet des vainqueurs, le début de la construction européenne et, pour terminer, un « Waterloo universel » qui permettra à chaque visiteur de se confectionner un souvenir de sa visite grâce à un petit clip vidéo à diffuser via les médias sociaux. Une manière comme une autre d’attirer 300.000 visiteurs tous les ans au pied de la Butte, contre 180.000 aujourd’hui.

Toutes les techniques modernes sont prévues pour rendre cette visite la plus dynamique qui soit : trois films dont un en 4D (voir ci-dessous), une fausse montgolfière pour découvrir la bataille de Waterloo vue du ciel, des maquettes, avec des approches plus pointues comme celle concernant l’usage et le rythme des tambours lors des combats, une salle de méditation pour mieux supporter le choc après l’évocation de la boucherie de la bataille ou encore une mappemonde géante pour localiser les cités qui portent le nom de Waterloo dans le monde.

L’ouverture des lieux est programmée en juin 2015. Selon Philippe Chiwy, « l’Intercommunale Bataille de Waterloo 1815 aura cependant le temps nécessaire pour former le personnel… »

Histoire de délai