Axelle Despiegelaere souhaite retrouver l’anonymat

Les chasseurs d’images ont eu la peau de leur proie. Axelle De Spiegelaere, la jeune et jolie supportrice des Diables rouges repérée pour sa plastique dans les tribunes brésiliennes, a accroché l’oeil des caméras et accédé à la notoriété en un temps record, mais s’est fait disqualifier tout aussi vite. Après le buzz, le bad buzz, une machine infernale qui se nourrit d’images et de rumeurs. En une semaine, la jeune Tournaisienne de 17 ans est passée de prétendue égérie de L’Oréal à chasseuse pourfendue après qu’une photo d’elle posant fusil à l’épaule à côté de la dépouille d’une antilope a fait le tour du web et la une de certains journaux.

La photo qui choque, mais dont on ignore l’origine exacte.
La photo qui choque, mais dont on ignore l’origine exacte.

Contrairement à ce que les médias belges et français ont relayé en masse, il n’a jamais été question qu’Axelle devienne ambassadrice de L’Oréal Professionnel. La division belge de la marque a juste surfé sur le succès viral de la blondinette sur les réseaux sociaux avec une petite vidéo tournée à l’arrache à son retour du Brésil. « Nous l’avons contactée la veille du quart de finale pour lui proposer une collaboration ponctuelle, pour mettre en valeur nos produits. On a donc tourné une petite vidéo dans un salon de coiffure à Knokke et on a diffusé quelques selfies pendant le match  », explique la directrice marketing de L’Oréal Professionnel Belgique, Béatrice Dautzenberg.

Joli coup : postée le 8 juillet, la vidéo affole les compteurs et comptabilise à ce jour près de deux millions de vue. Pour améliorer le côté tutoriel, L’Oréal Belgique avait l’intention de tourner ce vendredi une nouvelle vidéo où on la voyait appliquer les produits mais à la suite du bad buzz de la photo de chasse, les parents d’Axelle ont décidé de protéger leur fille et de préserver désormais son anonymat. Enfin.

Fin de l’histoire ? Sans doute. On souhaite à la future rhétoricienne de parvenir à digérer cette notoriété aussi soudaine que ravageuse. Et pourquoi pas de s’inspirer de Pamela Anderson, elle aussi repérée dans les tribunes d’un match de foot, mais fervente militante de la cause animale devenue porte-parole de Brigitte Bardot.