Liège: Une culture sur le site des Acec

Une vue de la future serre tropicale qui sera installée dans les bâtiments des Acec. © LEMA ULg.
Une vue de la future serre tropicale qui sera installée dans les bâtiments des Acec. © LEMA ULg. - LEMA ULg

Où en est aujourd’hui le projet Verdir ? Le vice-recteur de l’ULg, le professeur Eric Haubruge, qui est à la base du projet Verdir, explique : «  Un premier projet va se concrétiser cette année, avec le lancement d’une start-up destinée à produire des dômes mobiles, c’est-à-dire des serres mobiles qui pourront produire entre 400 et 500 salades par jour. L’intérêt est qu’elles pourront être montées en quinze jours, et démontées tout aussi rapidement, de manière à pouvoir être implantées dans l’un ou l’autre lieu. »

Une autre start-up verra le jour cette année : elle produira des conteneurs utilisant l’énergie excédentaire de diverses entreprises industrielles, de manière à pouvoir produire des plantes destinées au secteur pharmaceutique, particulièrement florissant en région liégeoise.

Deux millions d’euros

Le gouvernement wallon a débloqué en novembre 2014 un financement de 2 millions d’euros pour initier et développer des spin-off et des start-up dans le cadre de Verdir et de la réindustrialisation des friches industrielles.

Il y a aussi un troisième projet, bien avancé, mais dépendant de l’attribution des Fonds européens du Feder, actuellement en débat au niveau de la Région wallonne : une serre tropicale au-dessus d’une partie des bâtiments des Acec, sur environ un hectare, qui sera alimentée par un réseau de chaleur urbaine, en lien avec des sociétés environnantes, comme l’incinérateur d’Intradel à Herstal. Objectif : produire des molécules à destination du secteur pharmaceutique. Ici, on évoque un projet d’un montant de quelque 10 millions d’euros, pour la réalisation duquel il faut compter de cinq à six ans.

D’autres projets sont également en discussion pour la création de nouvelles sociétés produisant des champignons, des algues et des micro-organismes.

Au niveau de l’emploi, ces projets représentent à court terme quelques dizaines d’emplois, à moyen terme au moins une centaine d’emplois.

Les Japonais sont intéressés

Même les Japonais sont intéressés par cette technologie belge qui permet de faire de la culture hors-sol en plein milieu urbain. Au début mars, une délégation de l’Université de Kobe sera d’ailleurs présente à Liège pour s’intéresser à nos technologies développées au sein de l’ULg. Et le projet Verdir sera aussi présent au pavillon belge à l’expo universelle de Milan, dans quelques semaines.