AB InBev: bénéfice net en hausse de 11,7% en 2014

AB InBev, c’est une vingtaine de marques dont les plus connues sont Corona, Budweiser, Beck’s, ou bien sûr, Stella Artois, Leffe ou Hoegaarden. En 2014, d’après le rapport annuel présenté jeudi par le CEO Carlos Brito, le bénéfice net d’AB InBev est passé de 7,93 milliards de dollars à 8,86 milliards de dollars, en hausse de 11,7 % sur un an, et l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), qui sert de référence pour les prévisions internes, a progressé de 6,6 % sur un an, à 18,54 milliards de dollars, selon un communiqué de résultats. L’Ebitda s’était établi à 17,18 milliards de dollars en 2013.

Une performance liée à une croissance de 5,9 % du chiffre d’affaires (à 47,06 milliards de dollars) en 2014 « et ce malgré une hausse des investissements commerciaux et de marketing destinés à développer les marques à long terme », indique AB InBev qui a écoulé plus de litres de bières que par le passé en 2014 (+0,6 %).

Le groupe belgo-brésilien a profité à plein de la Coupe du Monde de football l’été dernier. « Elle s’est avérée être notre Coupe du Monde la plus réussie à ce jour », fait-il savoir jeudi. Budweiser était la bière officielle de la compétition sportive qui a eu lieu au Brésil, un marché clé d’AB InBev. Les volumes de Budweiser écoulés ont grimpé de 5,9 % sur l’année, et ceux de la Corona de 5,8 %.

Au Brésil, le groupe a affiché une performance opérationnelle en hausse de 5,7 %, qui a toutefois été ralentie par la hausse des investissements.

Aux États-Unis, l’Ebitda (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization, soit, pour faire simple, les revenus avant impôts) a reculé de 1,4 % en 2014 pour atteindre 6,02 milliards de dollars et la part de marché a baissé, à cause notamment de Budweiser. Au Mexique, les volumes de bière écoulés ont augmenté de 2,6 % sur l’année, grâce à un renforcement de l’économie, et l’Ebitda a bondi de 21,3 %. En Chine, l’Ebitda a augmenté de 29 % à 716 millions de dollars.

Fort de ces résultats, AB InBev souhaite accroître la part de marché de ses bières haut de gamme aux États-Unis et au Mexique et améliorer ses grandes marques au Brésil (Skol, Brahma et Antartica).

Baisse de la rémunération variable du CEO

Dans le rapport de corporate governance également publié cette semaine, on apprend que le patron du groupe, Carlos Brito, a reçu 2,2 millions d’euros de salaire en 2014, soit plus de la moitié en moins par rapport aux 4,53 millions d’euros reçus en 2013.

Le salaire fixe de Carlos Brito est en réalité resté stable à 1,64 million de dollars mais sa valeur en euros a baissé de 1,24 million d’euros en 2013 à 1,22 million l’an dernier. C’est en fait sa rémunération variable qui a été fortement réduite. Alors que Carlos Brito gagnait 3,29 millions d’euros en rémunération variable en 2013, il ne recevra qu’un million d’euros pour 2014.

Carlos Brito (Photo News/Philip Reynaers)
Carlos Brito (Photo News/Philip Reynaers) - Photo News

La rémunération variable chez AB InBev doit motiver les managers à atteindre les objectifs à court et long terme. Les managers reçoivent cette rémunération en cash mais sont encouragés à investir dans des actions AB InBev qu’ils doivent garder cinq ans. Les managers peuvent investir jusqu’à 60 % de leur rémunération variable en actions.

En 2014, Carlos Brito a reçu 167.634 options sur actions.