Replacer les Guillemins sur la carte

Selon Vega, les forces vives liégeoises doivent se retrousser les manches pour réaffirmer le rôle international de la gare des Guillemins. © Michel Tonneau
Selon Vega, les forces vives liégeoises doivent se retrousser les manches pour réaffirmer le rôle international de la gare des Guillemins. © Michel Tonneau - TONNEAU

Alors que le Thalys wallon s’apprête à effectuer son dernier voyage la semaine prochaine vers Paris au départ de Liège en empruntant la dorsale wallonne (lire ci-contre), la coopérative politique Vega pointe ce «  nouveau recul dans l’offre internationale au départ de Liège  » qui en suit d’autres. «  Dans le dernier plan de transport de la SNCB, Liège a perdu sa connexion directe avec Lille et avec Aachen. Pour cette dernière, il faut désormais soit changer à Verviers, soit prendre un Thalys », déclare François Schreuer, conseiller communal Vega. «  Dans le même ordre d’idées, les relations vers le Limbourg belge et hollandais, vers le Luxembourg souffrent d’un déficit de fréquence qui du coup est préjudiciable pour la dimension internationale de la gare », poursuit le conseiller pour qui il est temps que les Liégeois se fédèrent et se mobilisent pour «  remettre Liège-Guillemins sur la carte ferroviaire européenne  ». Et d’avancer dix propositions.

La gare. «  Il manque une signalétique quadrilingue. Or, les Guillemins sont une porte d’entrée dans un hinterland transfrontalier et multilingue. La gare manque aussi d’un espace d’attente chauffé pour voyageurs internationaux ou pas. Ensuite, il faudrait y intégrer une gare d’autocars à proximité comme cela se fait dans d’autres villes européennes. cela renforcerait son attrait ».

Les liaisons ferroviaires internationales. Il n’y a pas que le Thalys, le TGV ou l’ICE en matière de liaisons internationales. «  Il faut rouvrir une liaison directe avec Aachen prolongeant le train qui s’arrête à Welkenraedt. Pour améliorer la connexion du Limbourg belge à la gare des Guillemins, il faut remettre en place un train direct vers Anvers en passant par Tongres, Hasselt et Diest. Ce qui, pour les Limbourgeois, peut faire des Guillemins un nœud de correspondances vers le Luxembourg ou l’Allemagne. » Autre proposition : prolonger l’intercity Amsterdam-Maastricht jusqu’à Liège. Enfin, toujours selon Vega, il faut ouvrir une négociation avec les chemins de fer luxembourgeois pour améliorer les relations vers le Luxembourg, en passant, pourquoi pas par Marloie (Marche) et Libramont.

La dorsale wallonne. «  Les temps de parcours sont actuellement mauvais », estime François Schreuer, qui souhaite deux IC cadencés par heure entre Liège et Mons, l’un continuant vers Tournai et Lille et l’autre vers Valenciennes.

Anticiper l’avenir. «  Si Eurostar envisage toujours de relier Londres à l’Allemagne, Liège doit se positionner pour qu’il s’arrête aux Guillemins. L’écueil d’une zone “stérile” (contrôle hors espace Schengen) semble résolu puisque les contrôles devaient se faire à Bruxelles. »

Train de nuit. Réinstaurer ce service disparu, une utopie ? «  Cela pourrait constituer une alternative à l’aviation low cost  ». Autant de pistes que le conseiller espère voir prises en main par le monde politique liégeois.