Le grand-père de Laurette Onkelinx accusé de collaboration

Maurice Onkelinx, père de Gaston et grand-père de Laurette, fut-il collaborateur pendant la guerre ? C’est la question posée par des journalistes de la VRT qui ont enquêté sur le passé d’un homme qui, comme son fils et sa petite-fille, a lui aussi embrassé une carrière politique. On apprend ainsi qu’il a été privé de ses droits civiques après la Seconde Guerre mondiale.

Les faits

Maurice Onkelinx fut, entre mai 1943 et août 1944, bourgmestre faisant fonction de la petite commune limbourgeoise de Jeuk, près de Gingelom. En 1941, il avait déjà été nommé échevin par l’occupant allemand. Arrêté à la Libération, il est emprisonné en novembre 1944 pendant quelques mois.

En 1945, la Députation permanente du Limbourg le sanctionne pour avoir été membre du VNV – le Vlaams Nationaal Verbond – le parti nationaliste flamand qui collabora politiquement avec l’occupant nazi. Déchu de ses droits civiques et politiques, le grand-père de Laurette Onkelinx est réhabilité dans tous ses droits par le Tribunal en 1950.

Laurette Onkelinx : « La collaboration est inexcusable »

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Voici la réaction de sa petite-fille Laurette Onkelinx (PS) : « Toutes les histoires de famille contiennent toutes leur lot de secrets. Une vie éteinte depuis des dizaines d’années révèle parfois de bonnes ou de mauvaises surprises. Je ne sais pas si ce qu’on raconte sur mon grand-père paternel est vrai ou pas. A-t-il collaboré avec l’occupant pendant la guerre ? En tout cas, mon père le dément avec fougue. Ce que je sais, quelle que soit la vérité, c’est que cela ne change en rien mes convictions et mes valeurs.

La collaboration avec l’ennemi est inexcusable et j’ai une admiration sans borne pour celles et ceux qui ont résisté. Et il y en a aussi dans ma famille qui ont eu ce courage. À toutes celles et ceux qui trouvent des excuses à la collaboration pour justifier les choix de leurs ascendants, je leur dis ceci : nous sommes bien sur les héritiers d’une histoire mais nous sommes surtout ce que nous décidons d’être. Nos valeurs, nos combats, sont ceux que nous choisissons. C’est ça aussi la liberté : choisir son camp en toute indépendance. Moi, j’ai choisi le mien : celui de la démocratie, de la tolérance, de l’ouverture aux autres et de la justice sociale. »