Élections législatives en Grande-Bretagne: les leaders de l’opposition démissionnent

Alors que les conservateurs de David Cameron obtiennent la majorité absolue (326 sièges) à la Chambres des communes (ils pourront donc gouverner sans coalition), plusieurs leaders de l’opposition ont annoncé leur démission.

C’est le cas du leader de l’Ukip et ancien trader, Nigel Farage, battu dans sa circonscription de South Thanet, qui a confirmé vendredi qu’il démissionnait de la tête du parti europhobe sans toutefois exclure un retour à l’automne.

« Je suis un homme de parole », a souligné l’eurodéputé de 51 ans, devancé dans son Kent natal (sud-est) par le candidat conservateur aux législatives britanniques de jeudi.

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« Ce résultat me soulage d’un poids »

Mais, il a ajouté qu’il allait « réfléchir cet été » s’il allait se présenter à sa propre succession en septembre. En attendant, il a proposé que la vice-présidente du parti Suzanne Evans prenne la tête de l’Ukip à titre provisoire.

Nigel Farage. © Reuters
Nigel Farage. © Reuters - REUTERS

« Je sens une pointe de déception mais je me sens aussi en partie mieux que depuis de nombreuses années. Je n’ai plus pris deux semaines de vacances depuis octobre 1993. J’ai envie de prendre mon été, de m’amuser un peu », a-t-il dit.

Ce résultat « me soulage d’un énorme poids, je ne me suis jamais senti si heureux », avait-il déclaré, avec un sourire crispé, après la lecture des résultats qui lui ont une nouvelle fois barré la route de la Chambre des Communes.

Des résultats « dévastateurs » pour Nick Clegg

Nick Clegg. © EPA
Nick Clegg. © EPA - EPA
Nick Clegg a également annoncé vendredi sa démission de la tête du parti libéral-démocrate britannique, après la déroute de celui-ci aux élections législatives, qui a durement payé son alliance avec les conservateurs ces cinq dernières années.

« Les résultats ont été dévastateurs », a reconnu Nick Clegg lors d’une conférence de presse à Londres.

Peu après 10H30 GMT, les Libéraux-démocrates n’avaient que 8 députés (contre 56 dans le parlement sortant) alors que seules neuf circonscriptions restaient à dépouiller sur les 650 du pays.

Ed Miliband : « Il est temps qu’un nouveau leader prenne le relais »

Ed Miliband. © Reuters
Ed Miliband. © Reuters - REUTERS
La lourde défaite des travaillistes aux législatives britanniques est aussi un échec personnel pour son dirigeant Ed Miliband. Il a d’ailleurs lui aussi annoncé vendredi sa démission de la tête du Parti travailliste britannique, à l’issu d’élections législatives remportées par son adversaire conservateur David Cameron.

« Ce n’est pas le discours que je voulais prononcer », a-t-il dit en introduction de son allocution devant la presse et de nombreux partisans, avant d’assumer l’« entière responsabilité de la défaite ». « Il est temps qu’un nouveau leader prenne le relais », a-t-il dit.

Le dirigeant conservateur David Cameron va donc pouvoir effectuer, sans avoir recours à une coalition, un second mandat au cours duquel il compte poursuivre sa politique d’austérité pour rétablir l’équilibre des finances publiques du pays et organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE).