Un grand parc ou des logements écologiques

Un immense parc métropolitain pourrait s’étendre sur quatre communes liégeoises
: Liège, Chaudfontaine, Fléron et Beyne-Heusay. © D.R.
Un immense parc métropolitain pourrait s’étendre sur quatre communes liégeoises : Liège, Chaudfontaine, Fléron et Beyne-Heusay. © D.R.

D’un côté, le promoteur Michel Marche, qui souhaite construire 500 logements écologiques sur le site de Haïsses-Piédroux. De l’autre, des riverains et autres associations « vertes » qui prônent un vaste parc métropolitain qui s’étendrait sur les quatre entités précitées.

D’un côté, il y a le volet « lotissement ». À la limite entre Chênée et Vaux-sous-Chèvrement, à l’endroit appelé « Haïsses-Piedroux », Alain Marche, via sa société immobilière « Neufcour », projette en effet d’y construire un écoquartier complet et de taille importante. Jugez plutôt : 500 logements prévus.

De l’autre, plusieurs collectifs de citoyens et d’organisations à vocation écologique. Ces derniers ont une vision radicalement différente du devenir du lieu « Haïsses-Piedroux ». Une vision bien plus large même, puisque l’endroit serait englobé dans un projet bien plus vaste : celui d’un immense parc métropolitain qui s‘étendrait sur quatre communes liégeoises : Liège, Chaudfontaine, Fléron et Beyne-Heusay.

Ce dimanche, une « manifestation » était d’ailleurs organisée, histoire de défendre ce second projet. Environ 250 personnes étaient rassemblées pour partir à la découverte du site, baptisé « Ry-Poney ». Plusieurs balades étaient organisées, aussi bien en matinée que l’après-midi. Le tout, dans un esprit plutôt festif.

Privilégier les friches

Mais quel projet défendent-ils concrètement ? Primo, ne pas construire sur des espaces verts, mais privilégier les chancres. Ainsi, l’ASBL Urbagora, impliquée dans le dossier, détaille : « Avant de construire sur des espaces verts, il serait bien mieux de le faire sur des friches existantes – notamment les anciennes usines et surfaces commerciales fermées et abandonnées. Ainsi, l’ancien site industriel Cuivre et Zinc, en cours de dépollution, pourrait accueillir plusieurs centaines de logements, à proximité immédiate de la gare, des lignes de bus et du centre commerçant de Chênée. Cela permettrait de rendre le centre de Chênée plus vivant tout en préservant un poumon vert. »

Les logements sur des friches pourraient ainsi préserver les espaces verts, que l’on pourrait dès lors valoriser. « Nous proposons de le protéger définitivement et d’en faire un vaste parc à caractère naturel et rural, créateur d’emploi local qui pourrait bénéficier à toute la population, dans le respect des habitants et des usagers déjà présents. Au milieu de cet espace vert, la grande ferme Sainte-Anne offre un point de vue exceptionnel de 360º à la ronde », poursuivent les collectifs citoyens.

Alors que les discussions entre le promoteur et la Ville se poursuivent, d’autres actions du genre sont d’ores et déjà prévues.