Les achats en seconde main ont la cote en Brabant wallon

La rentrée de matériel scolaire à Ressourcerie de Dyle s’est déroulée il y a un peu plus d’une semaine. « On a fait un petit tri, et tout mis dans une armoire remplie de crayons de ciseaux », explique Samuel Mourmeaux, responsable administratif de la ressourcerie. Il leur reste encore quelques affaires, dont des cartables, qui sont vendus entre trois et six euros. « Certains sont partis, mais il en reste quelques-uns ! », raconte-t-il.

Du côté de Braine-l’Alleud et du magasin BBBIS, les derniers jours ont été plus chargés. « Un endroit spécifique a été aménagé dans le magasin pour la rentrée. Ça se vend bien ! », nous explique-t-on. Stéphanie Maréchal, responsable du magasin, rajoute : «  Justement, lundi, on avait une cinquantaine de cartables, et les clients se sont jetés dessus ! » Mais ce ne sont pas les seules affaires qui sont vendues dans le cadre de la rentrée. « On a quelques boîtes à tartine, mais aussi des uniformes. Pour les enfants qui rentrent au Berlaymont par exemple, les parents viennent acheter des chemises bleues… » Au niveau des prix, « on vend des cartables entre 3 et 40 euros. Pour ces derniers, il s’agit de Kipling qui sont presque neufs, des cartables qui peuvent encore tenir dix ans ! »

La clientèle qui fréquente le magasin en période de rentrée a également évolué. « La seconde main a connu un effet de mode. On a vu qu’à un moment, c’était principalement des personnes sensibilisées sur cette question qui venaient, maintenant, c’est en train de se diversifier ! »

Les magasins connaissent généralement un beau succès. © D.R.
Les magasins connaissent généralement un beau succès. © D.R.

Dans l’Ouest par contre, il est plus difficile de trouver ce type d’affaires, comme nous l’explique une personne travaillant pour un magasin de seconde main situé à Oisquercq : « On n’a pas beaucoup de demandes, ni d’offres d’ailleurs, mais cela ira mieux lorsque nous déménagerons dans le centre de la commune ! »

Prenons ensuite la direction du centre de Wavre, et du magasin des Petits Riens, qui a déménagé à plusieurs reprises avant de s’installer rue Florimond Letroye dans le centre de la Ville. Ici aussi, les cartables ont la cote. « On remarque cela avec tous les produits de qualité, avec un prix correct. Ça part tout de suite. Les cartables aussi ! » Le magasin s’est doté de ce type de matériel notamment suite à une collecte dans les Carrefour. « Mon stock n’est pas énorme, mais ça marche bien ! » précise Sonia Thursch, gérante du magasin de Wavre. « On pourrait en avoir plus, s’ils correspondent à la demande, on les vendrait d’office ! » Ici aussi, les prix varient entre 4 et 5 euros pour le cartable. Ou comment réaliser de bonnes affaires.