FERMETURE ECLAIR DE L'ECOLE PLEIN AIR PRETS A TOUT POUR SAUVER LEUR ECOLE

Fermeture éclair de l'école Plein Air

Prêts à tout pour sauver leur école

L'émotion était grande samedi matin à l'école Plein Air, au Dieweg, à Uccle: plus de 200 enseignants, parents et élèves étaient venus pour tenter de trouver une solution après la fermeture aussi subite qu'inattendue de leur école. Un seul mot d'ordre: s'organiser pour agir sur tous les fronts.

- C'est scandaleux! Nous avions déjà réinscrit notre enfant, nous allions partir en vacances, et puis nous apprenons hier par la radio que notre enfant n'a plus d'école! raconte une maman. Et pensez seulement à ceux qui sont partis en vacances, aux enfants inscrits à l'internat, dont les parents sont absents. Et parmi eux, il y a de nombreux cas sociaux qui étaient ici très bien encadrés. Et maintenant? Quel exemple pour nos enfants!

Pour tout le monde, la décision de fermer l'établissement est incompréhensible: la seule raison qu'a donnée l'administratrice-déléguée de l'ASBL Plein Air Nouvelle à la directrice Jacqueline Lombard, c'est que l'école n'est pas capable d'investir les 40 millions que coûterait la rénovation de deux pavillons de maternelle. Somme qui fait bondir les parents: À ce prix-là, je rase tous les bâtiments et je vous en construit un neuf!

Certes, l'école n'est plus toute jeune, mais comme le faisait remarquer un papa: Ce n'est pas du papier jauni sur un mur qui empêche une école de fonctionner; il ne faut pas confondre insalubrité et ancienneté.

Les responsables de l'ASBL, qui n'ont plus donné signe de vie depuis leur décision, semblent d'ores et déjà bien seuls. M. Van Deuren, secrétaire de la Felsi (fédération de l'enseignement libre subventionné indépendant), dont l'école faisait partie, était présent pour marquer le soutien de sa fédération.

- La Felsi regroupe les pouvoirs organisateurs et donc aussi le Plein Air. Mais nous nous désolidarisons de notre membre. Nous avons déjà contacté le cabinet du ministre, qui désapprouve totalement le pouvoir organisateur. Nous devons agir en commun.

La Felsi a l'intention de se retourner contre l'ASBL juridiquement, mais le comité de crise, créé par les parents et les enseignants, n'a pas l'intention de se croiser les bras. Des rendez-vous sont pris avec le ministre Di Rupo, le bourgmestre d'Uccle, le tribunal de travail; des avocats ont déjà été contactés; une ASBL va être mise sur pied pour défendre leurs intérêts; les comptes et documents de Plein Air Nouvelle vont être examinés au peigne fin...

Et pendant ce temps, Jacqueline Delahaut, administratrice-déléguée de Plein Air, est en vacances tout le mois de juillet. Le sort de 300 familles ne semble pas les lui gâcher...

St.