L'ECOLE PLEIN AIR EST,POUR LES PARENTS,TOUJOURS OUVERTE UNE FERMETURE ECLAIR DE PLUS EN PLUS SUSPECTE

L'école Plein Air est, pour les parents, toujours ouverte

Une fermeture éclair de plus en plus suspecte

Les parents des élèves de l'école «Plein Air nouvelle», à Uccle, sont bien décidés à ne pas accepter sa fermeture inattendue. Pour se défendre, et garantir la continuité de l'enseignement, tous les parents ont mis sur pied une ASBL, «Sauvegarde de l'école Plein Air nouvelle». En plus du recours judiciaire contre le pouvoir organisateur qui a fermé l'école en prévenant parents et enseignants le dernier jour des cours, les parents, estimant que les inscriptions effectuées pour l'année scolaire 1993-94 constituent un contrat avec le pouvoir organisateur, ont décidé, ainsi que les enseignants, d'être présents à l'école le 1er septembre avec leurs enfants.

Rappelons les événements. Le 30 juin, le conseil d'administration apprend à la directrice de l'établissement, comptant plus de 300 élèves, qu'il a décidé de fermer l'école (voir «Le Soir» des 3 et 5 juillet). Motif? Sur le papier aucun, si ce n'est «un ensemble de circonstances excluant la possibilité pratique de poursuivre toute activité». Mais, selon ce que Jacqueline Delahaut, administratrice-déléguée de l'ASBL «École Plein Air nouvelle», a dit à la directrice, la rénovation de deux pavillons des maternelles coûterait 50 millions, somme que ne possède pas l'ASBL, donc...

Mais la spéculation immobilière apparaît de plus en plus comme la raison la plus plausible d'une telle décision. Les bâtiments se situent au 65, Dieweg, dans une zone d'habitat où le terrain à bâtir atteint de belles sommes. Et à qui appartient ce terrain? À l'école? Non! À l'administratrice-déléguée de l'ASBL, Jacqueline Delahaut, renseignements pris auprès de l'administration de la TVA, de l'enregistrement et des domaines.

N'y a-t-il pas là confusion d'intérêts entre le propriétaire et le pouvoir organisateur de l'école? C'est un des arguments que les avocats de l'association des parents vont utiliser. Le deuxième, c'est que le conseil d'administration de l'école n'est plus formé, depuis 1992, que de deux personnes, dont Mme Delahaut. Ainsi, seules deux personnes ont pris la décision de fermer l'internat et l'externat de Plein Air, et de mettre au pied du mur 300 enfants et une vingtaine d'enseignants. Est-ce légal? La décision ne devait-elle pas être prise par trois administrateurs au moins?

Nous aurions aimé connaître les arguments de Mme Delahaut. Mais c'est toujours le silence au pouvoir organisateur. Jacqueline Delahaut est, apparemment, partie en vacances pendant tout le mois de juillet. Et l'avocat du pouvoir organisateur de l'école se refuse à tout commentaire avant son retour. Ce qui laisse, évidemment, planer tous les doutes....

St.