SUCCES DES PREMIERES NEGOCIATIONS... ASPHYXIEE FIN JUIN, L'ECOLE PLEIN AIR RESPIRE EN AOUT

Succès des premières négociations: un accord de principe pour la reprise de l'établissement du Dieweg, à Uccle

Asphyxiée fin juin, l'école Plein Air respire en août

Grand «ouf» de soulagement pour les enfants et les parents de l'école Plein Air à Uccle. Lundi matin, lors d'une réunion de la dernière chance, les négociations entre les différentes parties ont abouti à un accord de principe. Match serré de deux heures entre Me Jacques Malherbe, avocat de Jacqueline Delahaut - qui, rappellons-le, est la propriétaire des lieux mais aussi le pouvoir organisteur à elle seule - et Jacques Merckx, délégué de l'ASBL «Sauvegarde de l'école Plein Air». Cette association avait été créée début juillet par les parents et les enseignants en colère. C'est à elle que revient désormais la direction de l'école.

- Mme Delahaut abandonne le pouvoir organisateur. Elle nous le cède, explique Jacques Merckx. Elle accepte également de mettre les locaux de l'établissement à notre disposition. Nous sommes en train de négocier un nouveau bail avec ses avocats.

Dès la rentrée, les 300 enfants retrouveront donc les bancs de leur école préférée. Si tout se passe comme prévu, ce sera une première dans l'enseignement libre: un comité de direction composée de parents et de profs.

- Toutes les décisions se prendront en assemblée générale, précise Paul Coussement, président de l'ASBL «Sauvegarde l'école Plein Air». La nouvelle équipe dirigeante sera composée de six membres dont la directrice, Jacqueline Lombart. Auparavant, elle n'était pas maître des lieux. Maintenant que Mme Delahaut n'est plus là, c'est du passé! Nous voulons réinstaurer la démocratie absente ici depuis si longtemps.

Lundi soir, lors d'une réunion dans les locaux de l'école, les (futurs) nouveaux dirigeants ont appeler les parents à l'aide.

- Nous allons préparer un dossier pour le Fond des bâtiment, question d'obtenir un prêt de rénovation, annonce Jacques Merckx.

- En attendant, poursuit Paul Coussement, l'école ne vivra qu'avec la générosité des parents. Il y a des travaux d'urgence à effectuer.

Les bonnes volontés se sont largement exprimées. On ne compte plus les parents prêts à consacrer leurs week-ends aux différents travaux de réfection. Ils s'improviseront électriciens, menuisiers, peintres ou plombiers.

M. Bruyland, père d'une petite Alexia et sapeur pompier, a expertisé les lieux. Les bâtiments répondent aux normes de sécurité. Claude Lemonnier, père de Jérôme et entrepreneur, va établir gratuitement un nouveau devis des travaux. Il propose aussi de déverser 18 tonnes de gravas à l'entrée de l'école où la boue régnait en maître jusqu'alors.

- Avec l'aide des enfants, je pourrais décorer les murs de fresques, propose Dominique Lefèvre, père de Cécile et Florence.

Cet artiste-peintre lance une autre idée: créer des autocollants à l'effigie de l'école et les faire vendre par les enfants. But de l'opération: contribuer à renflouer les caisses de l'école.

- Nous devons tirer la leçon de cette affaire, déclare Régis Dohogne, secrétaire général de la Fic (Fédération des intituteurs chrétiens).Ici, le conflit d'intérêt entre propriétaire et gestionnaire était clair. L'enseignement libre est un service public comme un autre. Nous devons en assurer la pérennité. Les parents y ont droit. Il faut légiférer en la matière. Voilà pourquoi nous comptons demander à nos amis parlementaires de déposer une proposition de loi allant dans ce sens.

St.