BHV : Onkelinx confiante, Moureaux plus pessimiste

Rédaction en ligne

samedi 24 avril 2010, 10:51

La vice-première socialiste, Laurette Onkelinx, estime qu’il faut renégocier immédiatement à propos de BHV. Le vice-président bruxellois, Philippe Moureaux se montre plus pessimiste et avoue « peu » y croire. Lire l’entretien de Laurette Onkelinx dans Le Soir

BHV : Onkelinx confiante, Moureaux plus pessimiste

Le Soir (Thienpont)

La vice-première ministre socialiste Laurette Onkelinx estime dans un entretien accordé au Soir qu’il faut renégocier immédiatement à propos de BHV et obtenir un accord « bien avant » le début de la présidence belge de l’Europe, le 1er juillet. Elle s’en prend aussi aux « séances de musculation » telles que pratiquées par l’Open Vld. Elle critique vivement les déclarations du président du FDF, Olivier Maingain, et juge que les propositions de Jean-Luc Dehaene sont susceptibles de mener à un accord.

Pour Mme Onkelinx, il faut renégocier au plus vite – sans ultimatum et éventuellement avec M. Dehaene –, aboutir rapidement à un accord et ensuite redéfinir un contrat national sur les compétences de chacun pour la prochaine législature.

La ministre assure aussi que les négociations avançaient bien et que « la solution à laquelle on doit arriver est presque connue aussi ».

Laurette Onkelinx s’en prend longuement à M. Maingain, lorsque celui-ci déclare imbuvables les propositions de M. Dehaene, et regrette que le président du MR, Didier Reynders, n’ait pas modéré ce propos.

Philippe Moureaux plus pessimiste

Si la vice-première ministre socialiste Laurette Onkelinx estime qu’une solution au dossier BHV peut être rapidement trouvée, le vice-président bruxellois de son parti, Philippe Moureaux, est plus pessimiste : dans une entrevue éclaire publiée par La Libre Belgique, il avoue « peu » y croire.

En revanche, M. Moureaux rejoint Mme Onkelinx en mettant la responsabilité de la crise au compte de l’Open VLD et en critiquant les déclarations du président du FDF, Olivier Maingain.

Il regrette par ailleurs que M. Dehaene n’ait pas retenu « certaines choses dont il nous avait parlées et qui nous paraissaient positives ». Au passage, il donne un coup de griffe à la jeune génération d’hommes politiques. « Suffit-il de laisser les jeunes pour que tout aille bien ? On voit le résultat », dit-il. Mais ils seront bien obligés de faire des compromis, ajoute toutefois Philippe Moureaux.

À la question de savoir s’il « y croit encore », il répond « peu. Mais il faut utiliser toutes les possibilités », affirmant que ce qui est en train de se passer est catastrophique.

(D’après Belga)