BHV : quatre jours pour une solution négociée

Rédaction en ligne

lundi 26 avril 2010, 07:12

Didier Reynders a consulté ce week-end et a fait rapport de sa mission au Roi. Les négociations vont reprendre d’ici à jeudi pour trouver un accord entre francophone et Flamands sur la scission de BHV. Ce pays n’a de sens que réformé : découvrez ici les enseignements de notre sondage

BHV : quatre jours pour une solution négociée

© Belga

Le président du MR, Didier Reynders, a quitté le château de Laeken dimanche vers 22h30 après une audience de plus de trois heures avec le Roi.

Les grands enseignements de notre sondage

De vendredi à dimanche, 18.201 personnes ont participé à notre sondage sur la crise, lancé sur lesoir.be

En voici les grands enseignements :

1) pour une majorité (44,5 %), BHV vaut une crise, la scission menaçant les droits des francophones.

2) selon 32,81 %, ce pays a encore un sens mais il faut une réforme de ses institutions.

3) la principale crainte (38,35 %), c’est un blocage qui empêche de résoudre les problèmes socio-économiques.

4) pour 55,22 %, le Roi doit refuser la démission de Leterme II.

M. Reynders a fait rapport au chef de l’Etat de sa mission, a indiqué le Palais. Aucune autre communication n’était attendue dans la soirée. Mais selon nos informations, les negociations reprendront bien ce lundi, en vue dfaboutir jeudi à un accord politique de quatre ou cinq pages, n’entrant donc pas dans tous les détails de la scission de BHV. Mais contenant déjà des engagements clairement identifies. Sur cette base, Yves Leterme lirait une declaration à la Chambre, jeudi apres-midi.

Samedi et dimanche, M. Reynders a rencontré les présidents des partis de la majorité fédérale et les présidents d’Ecolo et de Groen !, qui ont participé aux négociations, ainsi que du sp.a qui n’y a pas pris part.

Dans la journée de dimanche, la volonté de s’asseoir à nouveau à la table était perceptible dans les différents partis concernés.

L’Open VLD, « un parti raisonnable »

L’attention se porte en particulier sur l’Open VLD, qui a rompu les négociations mercredi soir. Dimanche, sur le plateau de RTL-TVi, le vice-président Vincent Van Quickenborne a répété que le délai courait jusqu’à jeudi. Mais il a précisé qu’il fallait un compromis et que l’Open VLD était « un parti raisonnable ». « Faut à manger et à boire pour tout le monde », précisait-il.

La question de la base des discussions demeure toujours. Les partis flamands insistent pour ne pas sortir du « paquet Dehaene » mais que visent-ils au juste ?, se demandait-on dans certains partis francophones. La participation de Jean-Luc Dehaene lui-même pourrait également avoir une influence.

Au cours des débats télévisés, plusieurs intervenants ont fait remarquer que les discussions n’avaient pas mal avancé avant leur rupture. En coulisses, certains se montraient toutefois plus prudents : seul le périmètre de celles-ci se dessinait.

(belga)